Live Report

12 mai 2017

Report par Sound Protest - MOSHFEST # 3 soir 1 : avec Sublime Cadaveric Decomposition, Crippled Fox, Appraise, The Arson Project, Tina Turner Fraiseur, Taste The Floor à la Secret Place de Montpellier
A lire ici

13 mai 2017

Report par Sound Protest - MOSHFEST # 3 soir 2 : avec Blochheads, Inhumate, Vengeance, Riposte, Lust For Death, Pendrak à la Secret Place de Montpellier
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Report par Nawakulture - MOSHFEST #3 soir 2 : avec Blochheads, Inhumate, Vengeance, Riposte, Lust For Death, Pendrak à la Secret Place de Montpellier
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2 mai 2017

MADBALL [USA] + H2O [USA] + UNFIT [FRA] + FULL IN YOUR FACE [FRA] À SAINT-JEAN-DE-VÉDAS, SECRET PLACE LE 02/05/17
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Report – La tournée Madball, H2o avec Unfit et Full in your Face est passée à la Secret Place de Montpellier. Hardcore still lives !

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27 avril 2017

La tournée « Ghetto Tsar Tour » de SIBERIAN MEAT GRINDER [Ru], le gang russe de Thrash Crossover, est passée le 25 avril – à la Secret Place de Montpellier. Retour en force du Crossover !
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16 avril 2017

THE EXPLOITED [UK] + THE CASUALTIES [USA] + CODE RED [GER] À SAINT-JEAN-DE-VÉDAS, SECRET PLACE LE 16/04/17
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23 mars 2017

SLAUGHTER & THE DOGS [Uk] + LES VIEILLES PUTES [Fra] à Saint-Jean-de-Védas, Secret Place le 21/03/17
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15 mars 2017

This is England #6 Jour 2 : NABAT [Ita] + BOOZE & GLORY [Uk] + CONTROL [Uk] + DECIBELIOS [Spa] + GRADE 2 [Uk] à Saint-Jean-de-Védas, Secret Place le 11/03/17
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14 mars 2017 

SURVET SKINS [Fra] + CHRON GEN [Uk] + INFA-RIOT [Uk] + THE GONADS [Uk] + GONNA GET YOURS [Fra] à Saint-Jean-de-Védas, Secret Place le 10/03/17
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8 octobre 2016

SURRA [BRA] + SEKATOR [FRA] À SAINT-JEAN-DE-VÉDAS, SECRET PLACE LE 06/10/16
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4 juillet 2016

THE PRETTY THINGS [UK] + LES GRYS-GRYS [FRA] À SAINT-JEAN-DE-VÉDAS, SECRET PLACE
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28 avril 2016

MUCK AND THE MIRES [USA] + SMELL OF GASOLINE [FRA] À SAINT-JEAN-DE-VÉDAS, SECRET PLACE LE 25/04/16
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15 mars 2016 
THIS IS ENGLAND jour 1 (Peter & the Test Tube Babies - Sham 69 - The Outcast - Secret Army - Shoot the Dog) 
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THIS IS ENGLAND jour 2 (Anti Nowhere League - The Last Resort - The Outcast - Klasse Kriminale - The Upset) 
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9 janvier 2015

HAPPY NEW HEAVY : THE IRONS [FRA] + BLACKOUT [FRA] + HIGHWAY [FRA] + HERESY [FRA] À SAINT-JEAN-DE-VÉDAS, SECRET PLACE 
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3 décembre 2015

SCORPION + EUROPE - ARENA le 01/12/15 
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16 novembre 2015

BISHOPS GREEN + FUCK FACTS - SECRET PLACE le  12/11/15
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31 juillet 2015

RATOS DE PORÃO [BRA] + QUESTIONS [BRA] + INDUST [FRA] À SAINT-JEAN-DE-VÉDAS, SECRET PLACE LE 29/07/15

Quand on a entendu parler de RATOS il y a plus de vingt ans, on ne pensait jamais parvenir à les voir une fois. La patience a payé.

Les toulonnais INDUST sont des habitués de la TAF, on se rappelle leur première partie hargneuse de HATEBREED en 2013 (voir HATEBREED [Usa] + UNFIT [Fra] + INDUST [Fra] à Saint-Jean-de-Védas, Secret Place le 04/06/13) mais le groupe surprend ce soir par son changement de chant de féminin à masculin, et bizarrement la prestation manque un peu de folie même si ça joue toujours costaud. De toute façon, le hardcore métallique perpétré ici semble du goût des gens présents, c'est le principal.

« Bonsoir, we are QUESTIONS from the land of corruption : Brazil » ! Et c'est parti pour un excellent set de hardcore old school furieux avec une voix déchaînée, et le groupe sera de plus honoré par la sarabande infernale des moshers locaux dans un super bon esprit, le groupe semble prendre son pied sur scène et l'osmose était évidente avec une salle motivée qui les acclame avec bienveillance. On retiendra ce nom qui nous était inconnu, et on se pressera aux portes quand ils repasseront près de chez nous.

Les RATOS DE PORÃO finiront sans surprise par provoquer un carnage absolu au moyen de leur crust punk aux accent thrashcore, au tempo le plus souvent très rapide et avec pour point culminant un chant de grizzly auquel on aurait piqué le saumon. Ils pulvérisent littéralement la concurrence et font passer le reste de l'affiche (si ce n'est pas la programmation entière de l'année) pour du yaourt nature trente-cinq ans après leurs débuts, y en a qui devraient prendre des notes, voire la retraite. Nom de dieu quelle claque derrière les oreilles, de quoi les kidnapper et les garder pour nous jusqu'à la fin des temps beuaaaargh !!!!

Spéciale Ged-y-casse à Riton le feupro qui fait son concert de hardcore trimestriel avec bonne humeur et une très belle chemise, vivement une prochaine date qui tape, et éternel ugh à la TAF pour cette programmation dingue en cet été à l'humeur changeante.

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15 juin 2015

ATOMICS ROTORS [FRA] + TEARS OF HOPE [FRA] + PARADE [FRA] + ZOB [FRA] + SAX PEACE TOOLS [FRA] À GRUISSAN, HACE CALOR LE 13/06/15

Ça va devenir compliqué de louper le Hace Calor tant on y passe chaque année une putain de bonne soirée,

Retour en 2015 et faï petar le skapero avec SAX PEACE TOOLSqui envoient des compos très funky au moyen de deux sax (un ténor et un baryton) ainsi que d’une batterie ingénieusement mobile. Beaucoup de rythme...et de souffle pour ces « missiles » envoyés par la « United sax army ». Ça remue sans hurler et ça atteint, bien joué, « les cœurs » de l'auditoire. Cool. Et visuellement rigolo avec la symétrie de mouvement des sax.
C’est ensuite le moment d'aller constater que ZOB' est toujours aussi fou sur la scène des Menhirs. Il est accompagné par Monsieur Gerbeck, cette fois en kilt, avec en main un micro pour humanbeatboxer à loisir, mais aussi un ballon de baudruche et même parfois une percu qu'on applaudit, même si « on reste digne » dans le même temps. Autre nouveauté depuis la dernière fois, on trouve même une basse / contrebasse, et forcément plus ça va, plus c'est musical, genre jazzy tribal, et spectacle en même temps, avec un esprit caustiquissime. Ok, j'aime le ZOB'. Sinon « Putain c'est ça la vie » : faire fuir son public quand c'est le dernier morceau, et surtout déconseiller aux gens de rester voir la suite du festival. Une vieille sur le même chemin que nous ose même un « ils envoient les trois hein ?! ». Encore une qui n’a pas aperçu le splendide t-shirt « quel public de merde » que nous convoitons secrètement ?
Retour au Thon Club pour le set de PARADE, situé dans une fusion hip-hop, rock et groove avec un chanteur qui parle étrangement plus anglais que français. Une formation à la géométrie intéressante gratte-clavier-batteuse, malheureusement tout ça tourne peut-être un peu trop en rond rythmiquement pour occasionner un feu de joie. Pourtant les compositions du groupe sont bien foutues,PARADE sachant jongler avec les styles et les ambiances. On note aussi une reprise honnête du Take the power back de R. A. T. M. à qui il manque tout de même une énorme gratte-bulldozer, et même une autre du tube Give it away des RED HOT.
Alors que Souflette part studieusement en formation lave-vaisselle, TEARS OF HOPE vient proposer son rock multiculturel hyper énergique dont les parties reggae ne passionnent toujours pas l'auteur de ces lignes mais en ce qui concerne le cote punky on en reprendra forcément avec plaisir, la MANO vintage n'est jamais très loin et la leçon de Gambeat a visiblement porté ! Bien sûr qu’en bon barbare on préfère les morceaux qui bastonnent le plus, et la puissance déployée est décuplée par rapport à celle sur disque, c’est donc un très bon moment que l’on passe là-devant.
Après une intro lugubre genre Le Village des damnés, voilà déjà la clôture avec le formidable trio psychobilly narbonnais ATOMICS ROTORS. Pas sûrs de leur impact sur un public très diversifié, ils auront tôt fait de reconnaître que leurs morceaux de rock pur, et dur, à la rage incandescente ont conquis l’auditoire, au premier rang ça bouscule presque un peu, de quoi réchauffer le cœur des loubards en goguette. On ne peut s’empêcher de rappeler que le picture-disc du premier album Persecucion est une tuerie audio et visuelle, les ROTORS seront en tournée avec lesWASHINGTON DEAD CATS cet automne mais aussi en première partie de l’affiche punk de l’année à Sète : BURNING HEADS/ LA SOURIS DEGLINGUÉE / LES SHERIFF le 2 juillet !!
GED
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19 mai 2015

Mosh Fest - Jour 2 à Saint-Jean-de-Védas, Secret Place, le 16/05/15


On l’avoue d’emblée, c’est très, très dur de se lever (quand on s’est couché) en ce deuxième jour mais heureusement le tempo général et le taux de remplissage intérieur feront que l’on n’aura pas beaucoup à réfléchir mais juste à activer les quelques rares cervicales qui subsistent depuis la veille. 
REPTILICUS…et soudain des gens paisibles une seconde avant se transforment en moshers, où vont-ils donc tous chercher cette énergie ? Même question pour le duo qui pulvérise les tronches avec un set intense ! On aime vraiment les chœurs givrés de Zaza, très audibles cette fois et qui apportent une note de folie supplémentaire, ainsi que les passages lourds et dissonants. Rhaaaaa que c bon !Raining dudes donne l’occase à Mathieu de jouer quelques-uns de ses derniers riffs sur les épaules des gens avant une montagne humaine de fin proprement débile, comme il se doit.. S’ensuit la première rencontre avec DOOMSISTERS qui font preuve d’une incroyable sauvagerie avec une recette à base de grind et de crust entre autres, les mosherz sont déchaînés jusqu’à un final sludgifiant ultra lourd et voila qu’arrivent en même temps les sabres en mousse, le poteVinz en profite d’ailleurs pour feindre de décapiter un max de monde, et ce n’était qu’un début, ce soir-là, le sabre en mousse taffa. 
Si les italiens de X KATE X MOSH X sont les créateurs des plus beaux t-shirts du fest, ils n’en commettent pas moins une grind / power-violence jobarde qui donne encore une raison au public de sauter partout comme des malades, faut dire, vu le rythme de croisière, y a de quoi se comporter en balle élastique, les breaks mid-tempo n’en ont que plus d’effet ! Le groupe semble agréablement surpris par la joyeuse ambiance ! Un gros coup de barre est là, mais... 
INFEST ! "On nous avait dit que Montpellier avait des couilles, je crois que c’est le cas ce soir". Tu m’étonnes Elton, avec la brutalité inconcevable pour l’humain lambda que déploie le groupe, on ne pouvait s’attendre qu’à un brasier intense, c’est le cas, ouch ! Un des meilleurs sets du weekend qui laissera des traces, surtout sur l’épiderme des pithécanthropes se jetant les uns sur les autres du début jusqu’à la fin. Gloire à eux, ça c’est montrer de l’intérêt aux artistes tout en cultivant un irréprochable physique sportif qui ravira les donzelles à Favelas-les-Plots. On ne risque pas de lâcher les Basques, vivement une prochaine date ! 
Ici on adore les bataves de COLLISION (voir ICI) et leur grindcore thrashisant, on était même pressé de les voir se produire sur scène ! Pas de déception au programme avec ces deux chants totalement tarés, les enchaînements de blast et de d-beat killer, personne ne risquait d’en réchapper et death-y-dément, la fin du Mosh Fest bombarde sec, quel putain de batteur au passage ! On note une friandise de taille sous la forme d’une brutale reprise de S. O. D.(Milk !!), merciiiii, monsieur l’ambassadeur, vous nous avez gâté. 
Si vous pensiez qu’on a molli sur la tête d’affiche, les compatriotes de COLLISION VITAMIN X se sont rapidement fait un devoir de prouver que leur nom de groupe n’était pas usurpé avec un set complètement fou magnifié par la présence d’un sharky en plastoc, quel boxon dans le pit jusqu’au bout ! Les extraits de leurs excellents albums (voir LA) prennent une ampleur terrible et on pense avoir assisté là au meilleur concert du weekend. Il est temps de rentrer reposer tout ce qui n’est pas encore mort et d’imaginer que cet excellent évènement, qui a systématiquement démontré une vraie communion entre les artistes et le public sur 2 jours, aura une suite du même acabit.


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18 mai 2015

Mosh Fest - Jour 1 à Saint-Jean-de-Védas, Secret Place, le 15/05/15


On a eu beau croiser doigts et orteils pour un temps printanier qui irait bien avec l’apéritif généreux qui montrait sa frimousse, c’est à bloc de vent, et de pluie, qui nous accueillent à la Place... Ceci n’empêche pourtant pas les moshers, parfois venus de très loin, de déferler en nombre correct. C’est sous le nom de MOSH PIG que se dissimulent certains membres du récemment défunt PATRIARC, le trio thrashy grind figure aussi Mathieu (REPTILICUS /TERROR SHARK) au micro pour un délire à la old NAPALM, on remarque particulièrement un batteur qui envoie de putain de grosses patates dans ses cymbales et une folie générale assez communicative. A suivre donc, avec un peu plus de monde devant. ATARA, inconnu des services de renseignement de laChurch, est une bonne surprise avec son grind bourrinas aux parties écrabouillantes jouissives qui provoquent un vrai carnage in the pit, c’est également le dernier concert du chanteur, ça se fête non ? Un "adieu" aux effluves black metal assez nettes qui du coup détonnera un peu avec de nombreuses prestations grind beaucoup plus linéaires même si destructrices en Diable. 
Avec les franc-comtois de WHORESNATION ça ne pardonne pas, le grindcore ultra brutal et super carré mené par une voix de gorille à qui on aurait piqué la banane b(l)astonne sans arrêt, épuise les troupes moshisantes qui s’étripent tel un ost avide de death-y-b’Hellz, les incursions du groupe dans les domaines punk crust et death metal épicent délicatement les compositions explosives d’un groupe qu’on va continuer à suivre un bout de temps. 
Place aux lyonnais de WARFUCK avec une fois de plus un grindcore matiné de power violence qui bombarde à donf, notez bien que c’est fou le bruit que l’on peut faire avec si peu de "personnel" (WARFUCK est un duo !!), et on invite les curieux à se jeter sur l’album Neantification (on en parle ICI) qui aura tôt fait de convaincre les amateurs de brutalité véloce. Et live, c’est encore plus éprouvant, on vous aura prévenu ! 
On a parfois peur d’être illisible tellement on se répète, mais la tête d’affiche AGNOSTIC FRONT semble invulnérable, pas grand chose à dire de plus sinon que l’on se prend encore une belle tannée de hardcore et quand on ne connaît pas déjà les morceaux par coeur, on les apprend avec autant de facilité que les précédents aaargh ! Et le tout dans une ambiance du tonnerre qui change un peu après un passage où certains s’échangeront des politesses pour pas grand chose. Cependant, RIEN ne fera redescendre la pression, voici une première soirée intense, à demain pour la suite !!
GED

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15 mai 2015


IMMINENT ATTACK + NUCLEAR WHISPER + SEKATOR à Saint-Jean-de-Védas, Secret Place le 13/05/15


Le warm-up du très attendu Moshfest a de la gueule et pour un concert (gratos) en pleine semaine, il y a même un peu de monde, merci pour les groupes. 
Et ce sont les jeunes SEKATOR qui font couler le premier sang d’oreille avec un thrashcore furibard sympa comme tout, la Mosher Team présente en partie s’en donne à cœur-joie pour accompagner de grands coups de lattes cette voix bien râpeuse et ces rythmes échevelés, hourra donc pour ce groupe joyeusement molesté par son public qui plus est.  Avec NUCLEAR WHISPER, un autre groupe made in Montpellier, on est dans une veine plus mélodique, davantage entre "MEGALLICA" et le SEPULTURApropret d’Arise que M. O. D. et D. R. I. par exemple, du coup on ressent moins de chaleur et de sauvagerie même si en contrepartie le bagage technique est bien plus solide que celui des précédents. Saluons au passage le premier concert du bassiste au chant qui a assuré la prestation. 
Finissons avec IMMINENT ATTACK, thrasheurs de la plage (IMPERIAL es-tu là ?!) en tongs pour certains et pour la première fois hors des frontières de leur Brésil natal. Et on se ramasse une bonne claque dans la poire, d’abord par les teigneux de la foule qui n’ont pas compris que le circle-pilier c’est toujours niet ici, mais aussi par les compositions effrénées du groupe, un thrash véloce qui ne tourne pas autour du pot, énergique à souhait et à la bonne humeur communicative que l’on peut découvrir entre autres sur le dernier album du groupe Welcome to my funeral dont on parlera ici très rapidement. Thrash ’till DEATH !!!
GED
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01 mai 2015


JOHN THE CONQUEROR + DR GILGOOD & THE ROUFLAQUETTES + SHHHERPA à Saint-Jean de Védas, Secret Place le 27/04/15

Comment ne pas prévoir qu’il pleuvrait à torrent quand on trimballe ce jour-là une partie de son stock de livres dans son fragile sac à dos hmm ? En contrepartie de cette méchante saucée qui transformera chaussures en marécage chuintant et fringues en lambeaux d’algues, l’auteur de ces lignes a droit au concert unpluggedment unplugged de SHHHERPA qui répète tranquille avant de décoller pour la Secret Place
Et sur place, "La boite à rythme a dit", et le reste a roulé malgré les protestations du duo évoquant la boulangerie audio, les mélodies mélancoliques immédiatement mémorisables de SHHHERPA évoquent un trip entreSimon & Garfunkel, les PIXIES et NOIR DESIR, et un tempo plus SHERIFFesque vient y semer un saint trouble. Deux voix, deux grattes, une boite à rythmes, un peu de folk, un peu de punk, remuez, c’est prêt. Mais bon, c’est pas tout ça, I’m feeling drowned (surtout des pieds) et il reste encore deux groupes, on y retourne. [Flotch, flotch, flotch...]
DR GILGOOD WITH THE ROUFLAQUETTES s’avère être un tribute au pub rock des DR FEELGOOD,NINE BELOW ZERO et consorts, un leitmotiv sympathique mais on avoue qu’ayant vu le FEELGOOD"original", ou du moins ce qu’il n’en reste pas puisque les fondateurs ont détalé il y a des lustres, et en grande forme avec ça trois semaines plus tôt ( voir ICI), tout ceci n’apporte pas grand chose mais fait les choses plutôt bien, en particulier grâce un gratteux qui fait un vrai bon boulot. Bon enfant, la prestation trouve un écho dans le public, c’est le principal. 
On a pu juger pendant les balances que JOHN THE CONQUEROR n’était pas là pour plaisanter. Son set de rock bluesy et plombé, parfois fort hendrixien, parfois agrémenté de touches funky du plus bel effet et toujours mené par une voix terriblement addictive, laissera sur le cul les musiciens en herbe et convaincra les chevronnés, il y a une telle énergie qui se dégage qu’on ne peut que saluer une prestation authentique et sauvage, ce malgré les nombreux absents (ah oui c’est vrai la pluie...). Et dire qu’en papotant boulot on a failli louper une bonne partie du concert...! Être consciencieux a failli avoir un prix.
Encore une bonne soirée, spéciale Ged-y-casse à Fab et Jean-Luc, on the road again !
GED
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04 avril 2015


DR FEELGOOD + LES MILLIARDAIRES à Saint-Jean de Védas, Secret Place le 04/04/2015

Que le temps passe vite ! C’était en fait il y a quatre ans que nous regardions ravis le concert du Docteur à la TAF (voir LA), il était donc temps de revêtir le perfecto et d’aller mettre les cervicales à mal. Si au début on se demande où sont passés les amateurs de rock’n’roll, bientôt la salle se remplit un peu plus, et ça fait assez bizarre de siéger parmi les plus jeunes quand on se sent soi-même parfois en phase de fossilisation avancée. Les jeunes feignasses devraient en prendre de la graine ! 
C’est aussi une histoire d’éternelle jeunesse qu’un concert des MILLIARDAIRES dont la cage en bambou ne laisse pas de faire rire, on a droit à une prestation de punk pub (punb ?) rock avec un chanteur totalement dingue et aux faux airs du Perceval de Kaamelot (vu précédemment avec les BACKSLIDERS, voir ICI) qui chante en bas de scène des "chansons d’amour" à répétition. "Il fait peur mais il est petit" balancent même ses comparses hilares. Un putain de chouette harmonica vient mettre son grain de sel et, si la précision générale n’est pas toujours là, l’ambiance est terrible car ces mecs sont fous. 
On s’aperçoit d’office que chez DR FEELGOOD, les papis démontent toujours comme il se doit, le guitariste Steve Walwyn est une usine à plaisir d’autant plus qu’on dirait le directeur d’agence bancaire de la famille qui déboule en chemise, tranquille, et hell-ectrifie l’ambiance d’un coup, et de Robert Kane, un chanteur death-y-dément très pince-sans-rire, émane une énergie juste affolante, les quatre vieux briscards enchaînent les morceaux à fond le caisson, encore et toujours le blues boogie rock des britanniques fait chaud au cœur, on a toujours besoin de bonne humeur et de gros riffs, merci ! 
P. S. : Notons au passage que, comme d’hab’, les photos deTiziana exposés en ce moment sur les murs de la Secret Place nous bottent, et même que c’est le pied. Miss you Electric eye !
GED

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24 avril 2015


INSANINY ALERT + TA GUEULE + HERESY à Saint-Jean-de-Védas, Secret Place le 17/04/15


Ce 17 avril 2015 marque le début d'un sacré marathon de concerts metal à la Secret Place avec pas moins de 8 dates  prévues en avril /mai ! Ainsi, s'y produiront notamment  Hirax,  Claustrofobia, le Mosh Fest#1 avec Agnostic Front et pour finir Melechesh accompagné de Keep Of Kalessin... Et ce soir c'est  Insanity Alert avec  Heresy et Ta Gueule en premières parties.



Heresy, débute son set! Le son a quelques accents heavy, car une seule guitare est officialisée dans ce groupe et cela se ressent sur certaines parties, qui mériteraient  l’apport d’une seconde gratte pour donner plus de peps ! (NDLR : le groupe est d’ailleurs à la recherche d’un guitariste rythmique).
Les riffs incisifs et la basse bien présente sur le premier morceau montre à quel point le combo  montpelliérain s'inscrit dans la mouvance thrash des 90’s avec des références comme Megadeth, Metallica... ! La voix de Geoffrey, sonne assez heavy. Guitariste du groupe à ses débuts, il a repris le chant en 2013, après le départ de l'ancien « frontman », ce qui n'est pas forcément évident. Comme je le disais un peu plus haut, Heresy fait du thrash teinté de heavy et les morceaux joués en milieu de set ont un tempo plus lent, or certains d'entre nous (dont je fais partie) auraient probablement préféré continuer sur plus d’ardeur pour faire monter l'ambiance.
Le dernier titre du set nous permet de retrouver les deux principales influences d’Heresy citées ci-dessus ! Le batteur, dans ses parties accélérées assure le « steack » comme on dit dans la branche double pédale et  Geoffrey s'exécute parfaitement tant au niveau de ses riffs acérés  que des solos superbement joués. Merci au groupe pour sa sympathique reprise « Symphony Of Destruction » de Megadeth. Après quelques balances vite fait bien fait, place maintenant à Ta Gueule, groupe lyonnais de speed/thrash/punk/rock. Les paroles de leurs chansons sont bien délires et abordent des sujets aussi variés que les MST, nos « amis » cathos de la «manif pour tous» et toute histoire de « déféquation », sans oublier le chambrage sur la « dance » des hardcoreux. Entre les morceaux, le chanteur/guitariste fait le show et nous balance toutes sorte de conneries plus amusantes les unes que les autres ! 

Au niveau des compos c’est assez brut de décoffrage, et vous aurez compris qu'on se marre bien avec Ta Gueule. L’ambiance de la soirée monte d’un niveau. Les personnes présentes devant la scène commencent à s’agiter dans tous les sens.  Des pogos se forment et les bières volent dans les airs...  Ta Gueule semble être content de sa  venue ce soir et nous le montre en intensifiant son set jusqu’à la fin. Cela fait plaisir à entendre et  à voir !

Pour ma part, Ta Gueule est une bonne découverte même si je note quelques répétitions dans la structure de leurs compositions, mais qu’importe, le principal est que toute l'assemblée semble prendre un énorme pied.

Voici qu’arrivent les Autrichiens d'Insanity Alert, tête d’affiche de la soirée. Dès l’intro, le chanteur (qui ne paye pas de mine) s'amuse en nous faisant des grimaces et des crachats, nous montrant d'entrée à qui nous avons à faire et promettant surtout de nous faire passer un bon moment. 

Ni une ni deux, le public présent devant la scène, se déchaine en long et en large. Les titres (parmi lesquels j’ai notamment reconnu « Glorious Thrash » et« Twist Off « ) se suivent sans nous laisser le temps de respirer, le son est vraiment bon et on distingue parfaitement les trois instruments du groupe! Surprise, entre les morceaux, le chanteur nous parle en bon français et nous balance toute sorte de noms d'oiseaux assez bien accueillis par quelques "mosher" présents ce soir. Avec Insanity Alert, on ne fait pas dans la demi-mesure, ça poutre et ça envoie grave !!! Vous l'aurez compris si vous êtes fans de SOD, MOD et de thrashcrust en tout genre, ce concert était fait pour vous !  

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30 septembre 2014


THE HARD-ONS [Aus] + SUPREMATIC [Fra] + UDDU [Fra] à Saint-Jean-de-Védas, Secret Place le 24/09/14



Tout d’abord quelle joie de retrouver ce pilier tant aimé (ça fait une paye depuis BRUTAL TRUTH !) dans ma salle presque personnelle puisqu’il n’y a pas grand monde qui se précipite quand UDDU démarre un set de heavy punk rock’n’roll super vitaminé qui rappelle lesHELLACOPTERS et TURBONEGRO, des p’tits gars qui enchaînent sans temps mort comme les RAMONES en plus. Le line-up comporte un batteur-cogneur costaud, une basse bien grasse et des grattes au son fuzzy seventies qui déchirent. Quelques incursions hardcore éparses font tout de même douter de l’homogénéité du trip puisqu’on revient au rock’n’roll sur la fin. L’ordre de la set-list est peut-être à réfléchir autrement pour ne pas perdre des gens en route. Mais, on récapitule, les morceaux les plus punk rock’n’roll, avec ce soliste doué, sont de vrais régals pour les oreilles, tant qu’il en reste...
Le groupe suivant, SUPREMATIC, se révèle un peu trop gentil après l’attaque sonique précédente, question de goût hein, voilà, et ce malgré une aptitude certaine à envoyer le rock’n’roll, on ressent parfois même des côtés grunge par-ci par-la chez ce trio aux bonnes compos malheureusement desservies par les réactions semi-léthargiques d’un public très très timide à l’entame, ce qui n’aide pas. En fait, globalement, SUPREMATIC se débrouillent bien mais peut-être auraient-ils dû ouvrir si on se base sur l’effet crescendo, sans ouvrir le débat sur l’ancienneté des groupes etc.
Avec les HARD-ONS on découvre douloureusement que le dieu-connard Ted Nugent avait raison après tout, "si c’est trop fort, c’est qu’t’es trop vieux". Ou que le groupe a un sondier sourdingue !!! On n’a pas tous les jours trente ans et les australiens se lâchent avec le volume affolant qui va avec et on se rappelle encore aujourd’hui la violence des acouphènes qui suivirent, aaaah quand on est trop sourd pour se carrer des bouchons dans les feuilles pfff. Le punk rock chantant unique du trio avec cette pointe mélodique irrésistible à laRAMONES, ces touches rappelant aussi étrangement la Seattle de la fin des années 80, tout ça fait des HARD-ONS un groupe plaisant qui plus est ultra motivé à faire trembler les fondations...A nos risques et périls ! Après toutes ces années à attendre de les voir, ben c’est bon quand ça fait mal. 

Spéciale Ged-y-casse à Jacqueline et Ganis, rock’n’rooooll !!! Et merci !

Par Ged 
Dead Church Webzine 


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HELLFEST 2014
20 / 21 / 22 Juin 2014 – Clisson (44)
par Boris « Bobo » Moireau


Encore une fois, j’ai répondu présent à l’appel de cette grand-messe du métal  qu’est le HELLFEST pour cette neuvième édition !! Une arrivée chaotique sur le site, embouteillage hallucinant de plusieurs kilomètres avant même d’apercevoir le panneau « Clisson ». Que le chemin est long pour retrouver nos acolytes aux environs de 21H30… et d’avoir accès à un campement digne de ce nom (tables, barnums, chaises – équipement qui ne verra guère mon cul, si ce n’est très tard dans la nuit après des journées de folie !). Cette soirée de retrouvailles fut agréable et la nuit de courte durée, mais il faut être en forme vu les trois journées qui s’annoncent pour tous les festivaliers : celles-ci vont être de qualité mais longues et chaudes !

Vendredi matin, à peine le temps de boire un café, de prendre ses « armes » (pass, appareils, etc…), qu’il faut se diriger vers le site. Après une longue attente sous un soleil de plomb, nos pieds foulent enfin la terre Hellfestienne. Rapide tour du propriétaire afin de voir les modifications du site, d’aller aux pieds de la grande roue, que c’est déjà la course vers ce qui sera notre cible de prédilection pendant tout le fest : le duo du Metal Extrême qu’est la combinaison de l’Altar et de la Temple.

Revoir des visages connus fait du bien dans le pit, on prend ses marques tranquillement (marques faussement tranquilles) sur les riffs sortis d’un lointain passé tellement jouissif : les accords de Gehenna nous replongent en arrière, sur ce que le black norvégien avait proposé de mieux à une certaine époque. (ndr : si vous ne connaissez que très peu ou pas
ce groupe, jetez-vous sur « First Spell », « Malice », etc…) Puis, ce qui va suivre est une course souvent effrénée entre les main-stages et l’Altar et Temple. Alternance de sons bien différents, de qualité moindre et parfois de déceptions (et pas forcément là où l’on pourrait le croire !). Pas un moment de répit en cette folle première journée – ce qui est représentatif des autres journées à venir – une course entre plaisirs visuels et plaisirs auditifs !



D’un set carré de Loudblast en passant au thrash primitif de Deströyer 666 très entraînant, un set magnifique de Hail Of Bullets suivi d’un show d’Impaled Nazarene flirtant avec la bouillie sonore (mais pas en première ligne – pit photo son très bon) avec un vrai show de Rob Zombie, un classique du genre (mais pourquoi en pleine journée ?!), show écourté pour assister au retour tant attendu de Nocturnus A.D. et de laisser place à la folie des fans affublés  de maquillages guerriers, bandes rouges et noires peinturlurées sur leurs visages, venus voir Turisas. Nos amis du team Challenger auront eu pas mal de travail lors du set énergiquement folk des finlandais. Impossible de se rendre devant les mains pour assister au show de Sepultura tellement le site est bondé, la foule de gens est quasi infranchissable car Iron Maiden va bientôt occuper les lieux juste après le set des brésiliens. Les pits se remplissent, nos cousins de Kataklysm nous offrent un bon moment, mais qui est bien fade à mon goût comparé au show des âmes torturées qui va suivre : Watain, toujours aussi malsain et nauséabond. Rien à dire, excellent set. Un petit passage par les mains pour écouter et apercevoir les papys anglais, avant de repartir au pas de charge pour assister à
un grand moment : le concert de Death To All. Quel show fantastique, un son de malade, un sosie vocal deChuck plus qu’étonnant… Grand moment de ce festival !! Vite, quelques morceaux de Slayer avant de retrouver la Temple pour revoir Enslaved. Encore une bonne claque ! L’idée de voir Walls of Jericho à la Warzone me plaisait fortement, le parcours du combattant moins, car j’aurai raté le show des Norvégiens.

Les pieds en compote, la gueule pleine de poussière, la fatigue de cette première journée se faisant sentir, c’est avec une bonne bouteille d’eau fraîche (boisson officielle du festival : on aura tourné avec quelques-uns à un litre de flotte par heure tout au long de ce Hellfest) que s’achève cette journée infernale, sur les notes de Septic Flesh.

HELLFEST JOUR 1 – Galerie Photos


Et  nous voilà en forme,  prêt à affronter  cette journée du samedi,  haute en couleurs !  Une
journée marathon au programme. Arrivé sur site pour entendre les dernières notes du show de Mercyless, le réveil se voit brutal et ô combien jouissif avec la performance de Temple of Baal, suivi par un passage furtif pour découvrir Lez Zeppelin qui n’apporte rien de nouveau. Mais là, surprise : l’accès au pit photo est fermé sur la main 1, seulement ouvert pour les officiels car la structure scénique d’Aerosmith occupe une bonne partie du pit. Pour se consoler de cette mauvaise nouvelle, direction l’Altar pour se défouler sur les non mélodies criées et totalement barges de Benighted. Et quel ne fut pas
notre plaisir de retrouver le groupe suisse Borgne, toujours aussi incroyable côté atmosphère et un style si atypique. Rien à redire. Une petite foulée pour aller apercevoir Skid Row, et vite s’en retourner (déçu ) pour aller se préparer à revoir SUP, Supuration pour le coup. Bon show de leur part, un peu trop old-school (involontaire) par moment. Arrive le moment attendu par de nombreux métalleux (jeunes métalleux), le set de Trollfest, groupe assez barré et naviguant dans des eaux musicales ayant un spectre très large. Là encore, la Team Challenger va avoir du boulot, ça vole dans tous les sens…



Petit passage par le Hell City Square, plus précisément à l'Extreme Market, discuter un peu avec nos amis Nico, Christian, Virgil, avant de ne repartir vers les scènes…Le public sera plus âgé et moins "aérien" pour le coup pour assister au show de Skyclad, qui a été une pause musicale, un moment très agréable, où les notes folk vous font du bien. Petit détour vers les main pour entendre et apercevoir de loin Extreme. Trop de monde, pas assez d’ombre. Retour sous les tentes pour voir pour la énième fois Shining sur scène, avec un Niklas toujours aussi expressif, toujours affublé de sa bouteille de Jack – qu’il ne nous crachera pas à la face pour une fois – et toujours aussi taré. Malgré une affiche hallucinante sur les Mains, celle démoniaque sous les tentes a eu raison de mon âme, à part des passages éclairs pour écouter quelques minutes Deep Purple et Aerosmith. Après la perf de Gorguts, fort
sympathique, c’est parti pour une soirée placée sous le signe du Metal extrême : Tsjuder, avec un set ultra carré avec un son très bon, Nag en pleine forme, suivi d’un Kevin Sharp toujours aussi extravagant, qui a foulé la scène pieds nus comme à son habitude pour nous envoyer en pleine tronche sa vérité, celle de Brutal Truth ! Retour sur la scène pagan – folk avec le troisième groupe du jour évoluant dans ce style, mais quel groupe : Eluveitie. Set fracassant, un Chrigel puissant au chant, Anna Murphy toujours aussi charismatique et la remplaçante de Mery au violon, Nicole ne déçoit pas. Suivi par un show de Nile, moins excitant qu’à l’accoutumée, il manque quelque chose ce soir.




Mais cela ne va pas nous empêcher d’assister à l’un des meilleurs concerts de Black du
week-end : Gorgoroth, accompagné de Hoest au chant (Hoest, chanteur de Taake), va tout pulvériser sur son passage. Hoest est déchaîné, Infernus impénétrable, et cela faisait bien longtemps que je n’avais pas assisté à un show des Norvégiens aussi violent, sombre, aussi punk ! Jouissance auditive à l’état pur, qui va se poursuivre grâce au show somptueux de Carcass. Un best-of, comme d’habitude, mais que ça fait du bien ces déferlantes de riffs, tous ces classiques du genre. De plus,  Jeff Walker très communicatif entre les morceaux, très en verve avec beaucoup d’humour. Le show passe trop vite. Il est déjà plus de 2H du mat, et c’est tout pour moi pour ce soir. Il reste un jour de festival, pas de passage au bar VIP plus que bondé à cette heure-ci !

HELLFEST JOUR 2 – Galerie Photos


La dernière journée se profile à l’horizon, toujours sous un soleil au beau fixe. Seuls quelques  petits  nuages  viennent  nous   apporter  un  peu  de  fraîcheur  en  cette  journée
dominicale, à de trop rares occasions. Après quelques photos d’ambiances et quelques portraits de la vie au camping et sur le parcours jusqu'au site, il est temps de bien débuter la journée avec Blacklodge. Saint Vincent est possédé de bon matin, les morceaux s'enchaînent avec frénésie, dans un chaos de black metal industriel. Si vous ne connaissez pas ce groupe, allez jeter une oreille sur leur disco ! Vont suivre trois groupes « bof », pas entraînants, peu connus. Seul s’en sort The Ruins Of Beverast au final, même si le style est plutôt soporifique en live et plus vivant sur album. Crowbar nous réveille et envoie du lourd côté main. Dordeduh prend la suite des
opérations sous les tentes, le constat est le même que pour The Ruins Of B. Plaisant, mais bon line-up pour la sieste. C’est le moment que je choisis pour continuer à prendre quelques photos d’ambiances lors de nos déplacements, avec pour fond sonore Seether, et d’un peu plus près celui de Repulsion. Urfaust a annulé sa prestation, quel dommage ! J’aurai voulu revoir ce groupe pour voir si sa musique était de meilleure qualité en live depuis la dernière fois où je les avais vu (Under The Black Sun 2009 / Germany). Un groupe inconnu les remplace, pas réellement apprécié leur perf. Je préfère me placer pour l’arrivée d’Unleashed. Comme d’habitude, cette cavalerie suédoise envoie du bois sur scène. Idem pour le show d’Equilibrium, même si je suis moins fan du style.

C’est au tour de Behemoth d’envahir les lieux et de prouver que le metal extrême a largement sa place sur les main stage. C’est du  bourrin, du death / black  ultra  bien  ciselé,
des riffs balancés avec grandiloquence. Nergal excelle lors de ce set. Seul petit point négatif : pourquoi les avoir fait jouer de jour ? Même question pour Emperor. Le black metal prend plus d’ampleur la nuit tombée. Avant qu’il ne soit trop tard, je me faufile à travers une foule immense pour rejoindre in extremis la scène où Vreid se produit (afin de pouvoir les shooter dans le timing des 3 morceaux). A peine le temps de profiter de 2 morceaux, qu’il faut déjà repartir afin d’être prêt pour le RV, celui pris avec le show anniversaire d’Emperor. Tant pis pour Sosltafir ! La foule est incroyablement grande, une mer géante composée d’humains tous agglutinés les uns contre les autres, cette marée humaine s’étend à perte de vue devant les Mains. Plus un espace de verdure n’est disponible. Mais avant de profiter du show ahurissant des Norvégiens, il va falloir subir le show de Soundgarden. J’ai bien écrit « subir » car c’est mauvais. Chris n’a plus de voix dès le deuxième morceau… Mais, on s’en
fout car dans quelques minutes, Emperor va venir nous offrir sur scène un show incroyable : rejouer en entier l’album culte de plusieurs générations en live, jouer « In The Nightside Eclipse » (chronique présente dans le nouveau Tafeur # 56). Que dire ??!! Le show est plus que parfait, le son est excellent. J’ai eu des frissons tout au long du concert, de réentendre en live certains riffs, certaines notes résonnent encore en moi au moment où j’écris ces quelques lignes. Ihsahn, Samoth, Faust : line-up d’origine, agrémenté de Tony à la basse (ex-Zyklon) et d’Einar aux claviers (Leprous et Ihsahn). Quel putain de bon show !!!! Certains diront que la prestation est anachronique, mais loin de là ! Il n’y avait pas les maquillages et les clous… Et alors ?! Il y avait bel et bien la flamme !

Je le réécris, le black metal, le metal extrême a sa place sur les main-stage. Une fois ce show terminé, l’adrénaline redescendue, la nostalgie envolée, il est temps de s’accorder quelques minutes de calme grâce à l’énergie explosive de Soilwork, suivie par les riffs lourds de Black Sabbath, avant de ne conclure cette n euvième  édition du  Hellfest par un
show dantesque, celui de 1349 ! Frost, Ravn et Cie vont tout pulvériser sur leur passage ! Un show violent, avec une intro digne de ce nom avec le retour des cracheurs de feu. C’est un spectacle unique pour les yeux et les oreilles (et les miennes s’en souviennent…). Et voilà, tout a une fin ! Ce nouveau chapitre se termine avec Opeth comme musique de chambre, café (car plus de bouffe) et clope à la main, en croisant quelques amis de la presse Metal (webzines, mags papiers, etc…). Il n’est pas loin de 3H30 quand nous quittons le site et franchissons la cathédrale en toile tendue à l’entrée du site, une dernière photo du site dans la nuit et on se donne rendez-vous l’année prochaine !

HELLFEST JOUR 3 – Galerie Photos


Malgré tous ces excellents moments, quelques petites notes négatives : le char de l’Enorme TV metal placé devant les main stages ne sert à rien, à part y faire danser 4 à 5 meufs en bikinis en cuir crachant un peu de feu (juste bon à exciter pépère ou faire tâcher le
caleçon des jeunes pré pubères). Je pense tout comme certains que c’est bel et bien la place pour le site PMR. Cette année, ils ont été traités presque comme des parias, relégués au second plan, contre la barrière (pissotière), en plein soleil sans aucune protection (ndr : les bâches qui résistent au vent et qui ne s’envolent pas pour créer un accident, ça existe !); le fait que sous l'Altar et la Temple, lors des concerts des groupes sur une scène on entendait beaucoup trop les balances et les derniers réglages sur l'autre scène, ce qui était parfois insupportable en fonction de son placement dans le public; vendre plus de places que la capacité du site peut en tolérer, pour que le public puisse assister  aux  concerts  dans de bonnes  conditions et ne soit pas  compressé  et  considéré
comme du vulgaire bétail (qui n’est pas vulgaire au passage !); cette passerelle parfaitement inadaptée pour basculer en mode campeur ou en mode festivalier, encore une bizarrerie qui ne sert à rien et complique encore plus les choses pour certaines personnes. Et un vrai coup de gueule perso : que celles et ceux qui sont dans la partie restauration prévoient le coup et ne soient pas en rade au bout d’un jour et demi, ou deux, d’exercice ! C’est la première fois en six éditions que le dernier jour du fest, je n’arrive pas à manger un truc vers les 22H, moment où certains photographes travaillant en solo ont une pause bien méritée… Mais bon, cela fait partie du jeu, même si dans mon cas c'est l'unique fois où je mange sur place !

Cette année encore, le Hellfest est le meilleur festival Metal d’Europe sur papier : une affiche de rêve ! Dans le réel, il ne manque pas grand-chose pour l’être à 100% !!!! Peut-être continuer à toujours plus de qualité, sans forcément pécher par excès dans la quantité
(du nombre de festivaliers par exemple, de certains prix pratiqués, etc…). Ces trois journées auront été parfaites, infernalement chaudes mais sans pluie (juste quelques gouttes nocturnes !). Un excellent cru que cette édition 2014 ! Nous nous croiserons lors de la prochaine édition, soyez-en sûrs, édition anniversaire car c’est la dixième du nom (Fury Fest compris). Rendez-vous est pris pour l’an prochain au HELLFEST !

HELLFEST Ambiances & Portraits – Galerie Photos



Un grand merci à Roger Wessier (merci Roger pour ta confiance au fil des ans), à Régis et au team Challenger (spécialement sous la Temple !), au team du Pit-photo / à Gwenn, Denis, Julien et tous les autres que je croise avec toujours autant de plaisir tout au long de ces années dans les pits internationaux, et merci à l’équipe du Hellfest





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HELLFEST 2013
21 / 22 / 23 Juin 2013 - Clisson (44)
Par Boris "Bobo" Moireau

De retour en terre Clissonienne pour la huitième édition du HELLFEST! Le site se présente à l'identique de l'an passé, excepté pour la Warzone qui est à ciel ouvert (site qui va morfler des conditions météos). Le camping est overbooké dès le premier soir. La soirée des retrouvailles n'est pas pour les agoraphobes, tellement le Metal Corner est noir de monde. Quasi impossible de se déplacer au son des reprises metal de Psy (Gangnam style).

Une courte nuit et déjà les notes des groupes français retentissent sur le site : STILLE VOLK et MISANTHROPE. Cette première journée consacrée aux pointures du Heavy, Thrash et Hard Rock, sent un peu le réchauffé : SAXON, EUROPE, TESTAMENT, TWISTED SISTER et KREATOR vont nous mettre dans une ambiance "revival". En VO dans le texte, tellement la foule est anglophone ce vendredi. Les raisons : 1/ c'est le jour du "come-come-back" des groupes 80ies, 2/ la présence de WHITESNAKE et 3/ le show spécial de DEF LEPPARD.
Heureusement que sous l'Altar et la Temple, la musique extrême va afficher haut ses couleurs : ABSU, PRIMORDIAL ont préparé le terrain de bien belle manière avant l'explosion sonore ultra jouissive de CARPATHIAN FOREST, AT THE GATES et GOD SEED.

C'est sous une alternance pluie-vent-soleil-pluie que s'ouvre cette deuxième journée qui va battre tous les records d'affluence. En plus des métalleux habituels, le site se voit envahir par des hordes de familles venues pour assister au show tant attendu des ZZ TOP et KISS. Les main-stages sont prises d'assaut. La foule est là, compacte. Il va falloir penser à agrandir le site côté main. Mais la claque du jour est COAL CHAMBER (reformé pour le coup), Dez et ses acolytes nous ont offert
un show dantesque, suivi par un set unique de DOWN, avec un Phil Anselmo survitaminé. Alternés par des shows excellents de KAMPFAR et ROTTING CHRIST, sans parler des vétérans d'ACCEPT qui ont encore brillé. La soirée commence en beauté grâce à BELPHEGOR et FINNTROLL et se termine magistralement par un set ultra puissant de MORBID ANGEL, précédé d'IMMORTAL moins inspiré qu'à l'accoutumée.

Dimanche, dernière journée où la scène extrême est le mieux représentée : LEPROUS, SVART CROWN, KRISIUN, INQUISITION, SETH, KORPIKLAANI, DARK FUNERAL, MOONSPELL et NAPALM DEATH. Rien à dire sur la qualité des sets, c'est carré et ça fait du bien. Et tous ces groupes
ont déjà joué par le passé à la Secret. Malgré l'énergie déployée sur les main-stages par DANKO JONES, NEWSTED ou GOJIRA, à l’exception du concert du BAL DES ENRAGES à la Warzone, c'est bel et bien sous les tentes que l'ambiance se trouve avec des performances de haute volée : du prog d'IHSAHN au stoner survolté de SPIRITUAL BEGGARS, en passant par un set somptueux de DANZIG (qui a été programmé sous la Valley plutôt qu'une main, échangeant avec GHOST) mêlant titres des Misfits à ceux de Danzig. Cette journée sans "réelle" tête d'affiche côté main -désolé pour les fans de LORDI ou VOLBEAT, mais la magie n'a pas été au RV- se voit sublimer par les prestations hallucinantes d'HYPOCRISY et de CRADLE OF FILTH.

Et c'est déjà terminé... Un grand merci à Roger / au team du Pit-Photo / à Jess, Gwenn et Sylvain / à l'équipe Sécu sous la Temple et attention au Satyre des Bois du "Kingdom of Muscadet"! Comme dirait Caradoc : "Le Metal, c'est la vie!" et le rendez-vous est pris pour l'an prochain. See you in Hell...fest !!!





[12/04] LES FANATIQUES + LAZY DOLL FACTICE + PUTAS BOMB KILLERS @ Secret Place


Détester les groupes de reprises est de bon aloi, cracher sur les tributes une preuve de bon goût. Sauf qu’avec LES FANATIQUES on arrive à l’affreusifère pensée que LES SHERIFF sont ressuscités, bordel iz ite possibeul ? Vu que l’on s’était mangé une belle tarte fin 2011 ( voir ici : http://www.church-ov-ze-dead.com/spip.php?article1952), on y retourne, forcément !



Le temps de longuement saluer le frangin Souflette et voilà que les gardois de PUTAS BOMB KILLERS entament leur set, à l’écoute il est toujours facile, devant la présence de deux chanteuses, d’évoquer les groupes féminins mais là-dedans on trouvera avec ce duo hyper sexy et en même temps efficace (une délicieuse cerise et une rockeuse qui ne l’est pas moins) du Suzy Quatro et du L7, avec une option GEE STRINGSmeets Joan Jett, le tout passé au mixeur punk rock français. Miam. Le message, tout en poésie, est clair : "Ok on est des filles, on a pas de bite mais on a des couilles" !! Et rien n’est plus vrai. Epaulées par un groupe qui tient la route façon rock’n’roll corrosif, mesdemoiselles foutent le feu malgré un public quelque peu clairsemé. On EXIGE d’écouter ça sur disque. Et de les revoir au plus vite.



Il semblerait, si la mémoire agonisante de l’auteur de ces lignes ne flanche pas encore totalement, que la dernière fois que LAZY DOLL FACTICE passa par la Place avec ANTISEEN (voir ici :http://www.church-ov-ze-dead.com/spip.php?article2109), la Churchn’avait pas été transcendée. Question d’humeur sûrement car ce soir ça pète dans tous les sens, l’écoute (et la chronique à paraître d’ailleurs héhé) du très bon dernier album y a forcément fait quelque chose, le chanteur est déchaîné et le reste du groupe ne fait rien pour éteindre l’incendie, punk rock français à l’ancienne efficace et costaud, un très bon amuse-cervicales avant...


Arrête d’aboyer et attention à toi si tu me pousses à bout, je suis fanatique, fanatique de la Saga des SHERIFF, Pan ! 3, 2, 1, 0, c’est parti pour un long set et un immense plaisir que tous ces classiques qu’on ne se cassera pas le bol à énumérer vu que les franco-allemands en jouent - à la manière de leurs glorieux inspirateurs - neuf tonnes en un temps record. Pogo bon enfant malgré la pagaille générale, le tout avec tous les poteaux qui se sont déplacés en masse pour célébrer le groupe à l’étoile. On est toujours aussi triste que ça s’arrête malgré les rappels et la gentillesse évidente des gars du groupe, on va encore devoir attendre des plombes avant de revoir LES FANATIQUES dans le coin, le tic-tac de ma bombe aura d’ici là cinquante fois le temps de péter, en attendant peut-être que le vieux monde va s’écrouler à la chaleur des missiles ?! Bis bald amigos !!




FACE TO FACE + H-ONE @ Secret Place

par Demented Ged


Une odyssée post-déménagement plus tard, courbatures ok, aujourd’hui les jambes font la navette jusqu’à la Place, il fait bon, soyons fous, en plus il devrait y avoir un peu de monde avec qui discuter. En fait : non. Le désert, le début de colère habituel, puis les excuses moisies qui iront dans la bouche des absents, puis le carpe diem : on passe un bon moment et tant pis pour le reste. Voici d’abord venir après la pinte un sandwich made in Do Eat Yourself et hop le premier groupe prend possession des lieux.



Les carcassonnais BROKEN GLASSES se sont déplacés en lieu et place d’un groupe qui s’est désisté. Tu as déjà répété devant trois potes ? Tu sais donc ce que ressentit le groupe à son arrivée sur les planches. On sent au travers des compositions des influences du hard rock 80-90 à la GUNS, du rock pop à la PLACEBO, parfois même GREEN DAY et des effluves 70 presque sabbathiennes quand le décibel prend le dessus. On notera un manque dommage de choeurs pour appuyer un chant pas dégueu du tout ainsi qu’un goût certain pour les hymnes oubliés (L’excellentDigging the grave est une bonne surprise). Chronique du disque bientôt en ligne.
FUCK les ex-truc et les ex-machin aguicheurs, c’est FACE TO FACE qui importe, un groupe dont les morceaux du premier album * injustement boudé (Mais aussi du deuxième Back to the front) sortent nickel malgré les a priori obligatoires lors des reformations inattendues : le Rémyfracasse toujours vocalement, les gratteux démontent (Olivier Fillol en tête, une vrai furie avec sa Lag), la section rythmique tue, mais où sont donc les fans de hard rock à la grande bouche ? C’est presque même dommage au milieu d’un set franchement rock’n’putain de roll de nous gratifier d’un solo de batteuse un poil dispensable vu que l’on sait direct que mister Salva est un cador et qu’il n’a pas besoin de le prouver, on aurait bien pris un morceau de plus. Le duo avec la basse (le Guillemetpower is on !) est par ailleurs un moment franchement excellent. Un concert qui donne envie de retourner voir le groupe au plus vite, un coup d’oeil sur leur site, les dates et les news y seront.
Post-scriptum-bola : à moins d’avoir, houblon oblige, sauté un épisode, quid du concours qui disait remettre une Lag à un billet gagnant du public ? La gratte qui d’ailleurs n’est apparemment même pas sur place, peut-être est-elle partie avec les cloches de Pâques ?


*Bonus : FACE TO FACE [Fra] S/t CD (Dixie Frog / New Rose) 1992 : http://www.church-ov-ze-dead.com/spip.php?article2279



[24/03] UK SUBS + TV SMITH [Uk] + FUCK FACTS @ Secret Place

par Demented Ged


Bordel. Du vent, de la neige, un froid qui dévore le cuir humain, gerce la graisse, pétrifie le chétif, condamne l’idiot au silence. Le bonheur version rude, le baiser du diable blanc, le plus méchant de tous. Perfect état pour aller se frotter avec crétus, chevelus et autres crânes d’obus que nous ne manquerons pas de téléscoper à la Place en compagnie des non-frileux. Sinon ici, l’hiver c’est Tintin au pays des mauviettes. Les platanes de Clermont-l’hérault exécutent au moyen de leurs longues branches décharnées d’étranges chorégraphies, tout-à-fait dans le rythme doomy des breaks de Hail of Bullets emprisonnés dans le lecteur, ce qui joint l’utile à l’agréable. Fast forward, arrivée à Montpellier,Bougli, Guinness, pastis, Saint-Jean de Védas, à l’attaque !!

Fuck Facts reste dans la tête comme la sensation d’un groupe compact mené par un fauve tout juste sorti de la cage, une pause pendant quelques mois va contraindre le groupe à arrêter les dates alors le set est court et urgent mais efficace, ça gifle à coups de Rather dieRas le cul des bouffons et les autres, y a des chroniques partout sur le site (*) si quelqu’un cherche à en savoir plus sur la horde, on prend son pied à tous les coups avec ces gaziers-là, tu l’aimes cru et baston ton punk rock ? La Church te conseille Fuck Facts, aucune chance d’échanger son baril contre autre chose après. Et réitérons, si les gigs étaient "ostéopathe compris", ça m’inerverait moins ensuite. 

TV Smith est la (moyenne) surprise de la soirée, l’ex The Adverts qui joue de la folk à la Dylan, c’est du polk ? C’est surtout, si on est juste et pas béat, une faute que de privilégier l’ancienneté à la logique musicale, Fuck Facts méritait la seconde place pour créer une gradation volcanique de la mort qui aurait conduit à un pogo monstrueux, l’implosion. Non ? Ok, bien sûr que l’émotion est là quand le garçon hypnotise (une partie de) la salle avec ses compositions dépouillées mais franchement, un set acoustique à ce moment précis fait souvent penser à une triste mort dans une maison de retraite, pantoufles aux pieds et sondes branchées. A revoir dans d’autres conditions. 

UK SUBS c’es le vaisseau insubmersible du capitaine Charlie Harper, toujours pourvu d’une classe folle et qui fait passer les gens de sa génération pour des vieillards séniles (Non mais franchement la source de jouvence EXISTE !!!). La bataille dans la fosse, des plaies, des bosses, du bonheur. Punk as fuck, indeed, et juste une énorme tarte dans la tronche. Le bonheur de voir des mecs qui jouent avec leurs tripes, jusqu’au bout. Ce bout qui semble encore si loin, on le souhaite, on se réjouit et on attend la prochaine claque, on tend la joue à la catho et viva la muerte des tympans.(Spéciale Ged-y-casse à Bougli : Leeeu Cheeeute !!)


[20/02] RADIO MOSCOW + SHAKAAL + JONI @ Secret Place

par Demented Ged

Aux antipodes du gel moscovite, c’est l’été dans l’Hérault et la lune, taquine, est même restée au centre du ciel faire un clin d’oeil. Après une discussion avec la noblesse locale (ne manquez jamais une occasion d’aller visiter l’abbaye de Valmagne en cas de passage à proximité de Villeveyrac / Mèze !! Quelle splendeur !!) en vue d’un reportage et des péripéties dont seul l’auteur de ces lignes a le secret, la bétaillère orange est à l’heure, let’s go to la capitale régionale pour un trip psyché bienvenu pour chambouler une journée trop terrestre pour être honnête ! 
JONI, inconnu des services maison, entame les hostilités et comme parfois quand les soirées commencent (trop) tôt alors que le public fait encore la couette, c’est une partie du set qui est déjà passée quand votre non-serviteur déboule cheveux au vent. On notera une nette propension au rock dur et néanmoins psychéphile, et le rendu général émoustille, on sera ravi de revoir le groupe à des horaires atteignables pour les géographiquement lointaines parties de l’auditoire. En tout cas, mon p’tit JONY, t’es dans le collimateur de la Church. Manifeste-toi ! 

SHAKAAL : les QOTSA qui joueraient du SABBATH avec de méchantes pointes heavy metal (des origines), un groupe qui a tout compris au terme rouleau-compresseur. Planant comme un ZEPPELIN en goguette et subtil comme une injection intraveineuse de rock dur. Une sensation certaine que ces morceaux instrumentaux bâtis inconsciemment pour être chantés devraient être chantés. Les influences metal genre premiers MAIDEN et MEGADETH (si, si, si...) sont juste chouettes. Miam. Sans oublier de capiteuses fragrances ORANGE GOBLIN et CATHEDRAL qui ne gâchent rien, encore un groupe à suivre de près, et vite. 

RADIO MOSCOW, attendu par un public étonnamment nombreux et fort d’une piété incandescente, offre en arrière-plan un superbe écran présentant ce qui s’apparente à une video de vinaigrette en phase de mélange mais surtout un concert totalement renversant pour les ceussent qui kiffent (ouaich cousin) les Hendrix, AC/DC (des débuts), DEEP PURPLE, IRON BUTTERFLY, CREAM et autres BLUE CHEER. Vu la jeunesse inhabituelle du public, on se dit que l’archéologie musicale a de beaux jours devant elle et c’est presque tant mieux. Il est toutefois triste qu’un groupe qui joue équipé de pédales Mazzette * (made in Montpellier noundidiou !!) n’en fasse pas mention alors que c’est la seule contrepartie que l’on suggère à l’occasion d’un si beau cadeau qui semble-t-il est en grande partie responsable de ce son si particulier. Ne crachons pas dans le potage, le moment partagé avec le groupe est juste jouissif, ça pète et fuzze dans tous les sens, et personne, pour une fois, ne semble râler devant des détails aussi cruciaux que l’absence de la set-list du morceau N°4 de la première démo, que le batteur était plus beau avant ou que les rockers ressemblent de plus en plus à des hippies camionneurs. Putain de bonne soirée, Picon Ged was here bastardinos ! 

*Mazzette, c’est ici : http://www.mazzette.com/
 
[22/02]PRO PAIN + SIX REASONS TO KILL + UNDIVIDED + DON GATTO @ Secret Place

par Frédéric Gallotte
Quel plaisir de remettre les pieds à la Secret Place, une petite salle associative qui, d’après les dire de certains musiciens, possède la même âme que de CBGB. Ben tiens, New York justement, parlons en. Ce soir nous avons le droit au passage des légendaires Pro Pain, autant dire que je suis aux anges. Bon, il devait y avoir des photos, malheureusement mon acolyte n’a pas pu se déplacer, mais bon, c’était une véritable boucherie.

Boris & Mr Gary Leader de PRO PAIN
Je passe juste la porte quand les hongrois barbus de Don Gatto viennent prendre d’assaut la petite scène. ( Truc balaise, les barrières habituelles ne sont pas en place, ça va être la guerre.) Les hongrois envoient le bois avec un Hardcore très catchi. Le son est excellent ce soir, le trio est en grande forme, le grateux vient se déchaîner au milieu du public encore clairsemé à cette heure. Nous n’aurons malheureusement pas le droit au titre Balls To The Wall tiré du deuxième EP des hongrois intitulé Second, qui habituellement est interprêté avec Gary Meskil le Frontman imposant de Pro Pain. Je dis imposant car le mec est juste à côté de moi, une grosse bière à la main et un putain de sourire aux lèvres. Il groove et nous aussi. Ça poutre sévère tels les morceaux Hardcore Babylone et Fast Lane. Un show un peu court mais d’une précision et intensité hors paire. Chapeau. Place aux new yorkais de Undivided. Et nous voici en présence d’un groupe mais OUARF ça tabasse sévère. Les mecs nous font un Thrash méga arrosé de Hardcore. Le duo de chanteurs alliant pour l’un, un chant clair plutôt dans la veine  hip hop et un autre plus Thrash un peu old school. Par ailleurs le grateux nous pond des solos juste au poil. Mosh part, headbange et autre circle pit sont au programme. Le jeune batteur est d’une précision millimétrée et martèle ses fûts comme un damné. C’est bourrin ET C’EST BOOOOOOOOOOOOOON. Le public est déjà un peu plus massif, on doit être une bonne 100aines dans la salle, il fait déjà chaud. Ce qui est bien c’est que les musiciens des autres formations assistent intégralement à la soirée et prennent du plaisir, et nous aussi. Un set de 40 minutes maxi, trop court à mon goût vu ce qui nous arrive derrière.
Arrive Six Reasons To Kill. Moi je m’y perds avec tous ces styles de « core ». Beatdown Hardcore … ouais, c »est peut être ça ce que j’entends. En attendant, je vais aller m’en griller une dehors parce que ça m’est personnellement insupportable (les goûts les couleurs) tandis que le pote qui est venu avec moi lui file rejoindre le pit. En voyant à la fin du concert le beau bleu qu’il a et le sourire qu’il affiche, il a dû passer un bon moment. Moi j’ai profité du merch et de la musique proposé par Dj Hugauze. il doit se les cailler dehors mais le son est bon et ça c’est cool.
Ça fait presque une demi heure que SRTK a fini son set, que le roadie fait le sound check et enfin les mecs de Pro Pain décollent de la buvette, fin chaud pour donner l’assaut final de la soirée. On dirait que la salle s’est un poil vidée mais c’est pas très grave. Gary et ses acolytes sont au top de leur forme ce soir. On a le droit à un set fort en testostérone. Les musiciens envoient le bois et au troisième morceau, IN FOR THE KILL, la foule ainsi que votre serviteur partent dans un joyeux pit. A partir de ce moment le bal des slameurs va commencer gentillement … un à la fois s’il vous plaît. Pas de barrière je disait plus haut, mais le barman et le roadie de Pro Pain sont là pour veiller au grain. Perso, je vis un rêve de gosse, j’écoute Pro Pain depuis mes 16 ans et je les avais jamais vus (bref on s’en fout). S’enchaîne ensuite deux morceaux tirés des vieux albums du combo puis ceux-ci présentent leur petit dernier, Straight To The Dome, qui fait mouche à chaque coup. FULL TASTE OF FREEDOMMMMMMMMMMMMMMMMMM hurle Gary et là, c’est la guerre. Pouarf, quand je vous dis que c’est une soirée de malade. Evidemment toutes les bonnes choses ont une fin et ça c’est bien dommage ; 1h15 c’est déjà bien sympathique. Il est à noter que ce soir le trio était accompagné d’un tout jeune batteur belge au talent remarquable. Allez, vous voulez pas en faire une heure de plus s’il vous plaît ? On remonte dans sa voiture, on reprend le chemin de Marseille et voilà que reste-il de cette soirée ? Un goût  de reviens-y et des souvenirs. 

[29/01] THE DATSUNS + LAHIUS + THE BATTLE GUN PAPER @ Secret Place par Demented Ged



[Ce sont maintenant les grands malades qui pètent les noix des pauvres usagers des transports en commun : leurs infiltrations en tous genres, leurs médicaments, le tout sur un ton de spécialiste qui cache une imbécillité de haut vol. Dieu merci les divins acouphènes devenant proprement violents, nous échappons ô joie à une bonne partie de la "consultation"... Et voilà que la fille infortunée de cette péronnelle souffre de mycose et autre infection urinaire. Quelqu’un nous sauvera-t-il de ce Larousse médical sur pattes, vocabulaire de Poubelle la vie en sus ?! Le chauffeur se décidera-t-il enfin à envoyer le car dans le décor pour nous délivrer d’une vie-fardeau proprement insupportable ? Il est temps que les LAHIUS et autres DATSUNS éliminent deaf-initivement le sens de l’ouïe pour échapper à ce genre de cauchemar ambulant digne d’une émission de feu Delarue (Pablo Escobar ait son âme). En attendant, il fait beau, les oiseaux gèlent sur leur branche et le rock rolle. Yo-ho les compères, un tram’ vers la Place yessss !!!] 

Vas-y, ok, maintenant cherche un plan plus destroy : tu prends le fameux tramway, pas le bon, tu surprends une conversation : ces deux mecs, un bordelais et un ecossais, vont au même endroit et ne connaissent pas la route jusqu’à la Taf, marchons, marchons encore, le jogger croisé là indique une direction, le chauffeur d’un camion-poubelle nous prend quelques centaines de mètres plus loin, (on est quatre devant !) et nous amene à destination, tu fais mieux franchement ??!
Quoi de mieux ensuitre qu’un blanc cul sek ("dry ass" Scottish motherfucker !!) et une pinte à suivre... ?! Place aux concerts avant s’effondre un emploi du temps jusque là nawakesque à souhait !
THE BATTLE GUN PAPER : heavy rock super groovy, puissant à bloc, le genre de médoc à prendre en cas de vertèbres coincées, ça dérouille à coup de fuzz et de breaks qui déboitent total... Un rock graisseux de bûcherons, de camionneurs sabbathiens par une bande de putain de zicos que l’on est pressé de revoir sur les planches. Et accessoirement d’écouter sur disque.
LAHIUS * : du noise for the deaf, une lave addictive dont il émane de ces trois petits bonhommes une energie tellurique croisée avec le rythme du Diable lui-même : impafuckingrable : un parpaing dans la gueule comme d’habitude ! Vivement la reconnaissance intergalactique pour ce groupe qui lui la mérite.
Le rock tranchant des DATSUNS entre STOOGES et MC5 déclenche un accueil brûlant du public pour une fois exempt de la léthargie qui règne parfois dans les salles, avec une méchante touche psyché et des riffs qui fleurent parfois bon le AC/DC vintage. Un groupe déchaîné et sexy servi par un côté jam qu’avait DEEP PURPLE dans les grandes anneés, le côté pompeux en moins, l’énergie pub-rock en plus.
Trois groupes, trois claques et le petit goût proverbial du "revenez quand vous voulez, mais vite !"
* LAHIUS est trouvable là :
LAHIUS [Fra] Lahius MCD (Stress Recs) 2012 : http://www.church-ov-ze-dead.com/spip.php?article2241
JUCIFER [Usa] + THE ORANGE MAN THEORY [Ita] + LAHIUS [Fra] à Saint-Jean de Védas, Secret Place le 23/05/11 :http://www.church-ov-ze-dead.com/spip.php?article1896
LAHIUS [Fra] + VELOOO [Fra] à Béziers, Nashville Pub le 10/01/13 : http://www.church-ov-ze-dead.com/spip.php?article2239



[27/01] NAPALM DEATH + EVIL COUNTRY JACK + GRANDIZER @ Secret Place par Demented Ged

Une paye depuis la dernière rencontre entre la Church et la Mort au Napalm !! Alors pas question de louper ça. Pour multiplier l’effet, convier un pote qui n’aime pas le metal (dans le sens large) et juste lui sussurer la puissance à venir, mais sans plus. Henri (Ha, c’est l’prof !) in. Sauf qu’avant, deux groupes sont annoncés, passons donc à table en convives disciplinés. Ouais, bon, disons, allons jeter un oeil pour commencer.
GRANDIZER est dans la place sans véritablement être EN place, les débuts sont laborieux et pour le style perpétré : étrange, c’est le moins que l’on puisse dire, que ce mélange genre psy-core : une basse et un chant qui braille, une batteuse et un clavier psyché qui sonne de dehors, dixit Henri, toujours à l’affut de mots-joujoux, comme s’ils avaient redécouvert la Sega Mastersystem et le son qui va avec ?! La reprise de l’hymne Holiday in Cambodia est un poil massacré même si bonne idée que voilà. Tout n’est quand même pas à jeter, on se demandera juste ce que fout le groupe sur une telle affiche.

EVIL COUNTRY JACK a beau systématiquement débecté les pièces de musée intégristes qui composent - heureusement - une partie du public, ce groupe est juste barge, comme l’étaient par exemple les excellents CARNIVAL IN COAL, on a parfois la sensation louche que DESTRUCTION s’essaient à une reprise de Zappa, que Hasil Hadkins valse avec SLAYER et on pourrait jouer des heures à ce jeu... Notons la naissance du circle-pilier, un nouveau concept dansant qui fait fureur à la Place les soirs de grand vent. Ce groupe composé de musiciens affranchis de toute frontière est juste un spectacle ambulant qui mérite à lui tout seul une tête d’affiche avec n’importe qui en première partie vu que le groupe joue de tout, en même temps, à chaque instant. Vivement le prochain album que ces desperados de la muerte prévoient de sortir cette année, prière, Méchant Jacques de la Campagne, de me mettre de côté la version collector quelle qu’elle soit. 

Le carpet-bombing sonore des Napalmipèdes de Birmingham n’a aucun besoin d’être présenté ou détaillé, les amateurs, présents en nombre, ont eu ce qu’ils venaient chercher, un défrichage à la serpette rouillée d’un cortex enrayé par la routine, un coup de batte en alu dans les noisettes, une semi-gaufre in ze nose que seuls Benny Hill et sa clique peuvent envoyer dans les tranches, et le bien que fait un groupe qui ne se renie pas et exhume ses violents classiques est incommensurable. NAPALM DEATH est venu, a vu et a botté des culs. Merci à la TAF de combler un vieux briscard comme votre non-serviteur, et un autre pour avoir fait du père Riton un adepte absolu d’EVIL COUNTRY JACK, une bonne suprise qui prouve qu’aller à l’aventure dans les salles underground peut équivaloir à une bonne pioche musicale. Presqu’envie de dire que la vie est belle mais faudrait voir à quand même pas déconner non plus hein ?!
Spéciale Ged-y-casse à Jérôme (No sleep at the wheeeeels !!), Marc, Angel et à Slammin’ Matt.



[18/01] MAD SIN + ATOMIC ROTORS @ Secret Place par Demented Ged / photo par Bobo



[Le pigeon à l’aile cassée est toujours en vie après des semaines et erre à la recherche de quelque pitance sur la place de l’abri des cars. Death-y-dément blesser n’est pas tuer, une image à se graver dans la tronche en ces temps compliqués, tout ce qui ne te tue pas Friedrich, je suis einverstanden mon cher, te rend plus fort, même à terre parmi les rampants.]


Retrouver le père Henri sur Montpellier, et témoigner avec force générosité que les rockeurs ont deaf-initivement du coeur (pécho des stoppeurs sous la pluie...) c’est fait, normalement à nous le Paradis, une bonne chose de faite après une vie de vices sans nom... De Péchés Fous !! Mais les pérégrinations passent d’abord par un Purgatoire sonique dans les murs de la Secret Place, une soirée placée sous le signe du psycho sans foi ni loi.  



ATOMICS ROTORS,  vus chez eux à Narbonne cet été, sont les chantres du psychobilly vintage qui castagne et qui a dans le même temps de la mélodie à revendre. On imagine aisément les gars s’éclater sur du REVEREND HORTON HEAT, BATMOBILE ou les METEORS et à l’écoute du set, carré et énergique, on se dit qu’ils ont vraiment bien digéré ces influences pour proposer quelque chose d’enthousiasmant sans être un énième clone. En enfoiré de chauvin et en client très souvent servi par le monsieur, nous signalerons à l’assemblée l’arrivée récente dans le line-up de l’ami Will à la gratte rythmique. Il serait maintenant temps que le groupe nous donne un os à ronger sous la forme d’un EP qui est susceptible, selon des sources proches de l’enquête, de sortir cette année. 




Dejà plus de vingt-cinq ans que les allemands de MAD SIN sévissent et tournent sans relâche, on a d’ailleurs déjà pu les apercevoir plus d’une fois dans le sud de la France. Et ceux qui les ont déjà vus peuvent témoigner que l’on est rarement déçu par les prestations du groupe qui se donne à fond et laisse souvent le public sur les rotules au moyen d’un psychobilly éreintant, suffit juste de voir dans quel état les candidats au stomping sauvage (dont votre non-serviteur, forcément…) sortent de la salle à la fin de la grand messe.  Avec une douzaine d’albums sous le bras, MAD SIN propose un voyage dans le temps discographique en envoyant un panaché de vieux morceaux et d’autres plus récents. Comment échapper à l’emprise de l’imposant Koefte Deville qui tient l’auditoire au creux de ses méchantes paluches ? Un putain de set qui sent la sueur, la binouse et, plus tard, l’huile de massage pour ceux qui ont la chance de ne pas rentrer seul après une telle java. Ich bin ein Berliner puisque c’est comme ça. Stomp ’till Death !!



HELLFEST 2012

Par Tiziana 



Nouvelle config pour cet opus du plus connu des festivals rock de France : le Hellfest. Le site est affublé de deux nouvelles scènes sous chapiteaux. Impression : le pit des main stages semble plus petit. Mais ça devrait aller, car le festival n’affiche pas complet.



Coup d’envoi avec des groupes d’envergure nationale, comme Bubowski ou Black Bomb A. Les frenchies mettent le feu devant un Hellfest qui découvre une scène metalcore, dont Solstafir est la première bonne claque.

Le ciel est maussade et le vent ne nous épargne pas. Pas grave, on est heureux de retrouver des habitués de la TAF : Street Dogs. D’ailleurs, d’autres abonnés à la scène underground de Montpellier tels que Koritni ou Cancer Bats défileront.


La programmation elle aussi est changeante, et souvent au dernier moment. Ces aléas permettent aux plus déçus de profiter du décor industriel.
Un autre coup de poing : les mexicains de Buijeira. Energie explosive, foulards de bandidos détrempés de sueur et dégoulinant sur d’énormes bides remplis de cervezas. Les chicanos sont à Clisson.
Et on en voit des belles dans ce public : des Borat en string et autres monstres à poils, des gothiques sous ombrelles, des péripatéticiennes dunkerquoises, des similis rock band en carton.
Bref, la Bretagne est parée pour la soirée glam.


Et c’est Sebastian Bach qui remporte l’unanimité. Trois mots en français, un sourire à tomber, des chansons tatouées sur des bras musclés et les groupies font la queue.
Les caprices de stars vont bon train, mais des pointures comme Motley Crüe ou Lynyrd Skynyrd tiennent parole et servent un show hollywoodien à couper le souffle. Il en est autrement pour les Guns : concert trop long pour un Axel qui se la joue incognito. Chaque membre fait son propre solo et les classiques tant attendus, surtout en festival, ne sont servis qu’en rappel. La majorité préfère s’éclipser et prendre rdv pour le set de Slash.
Warzone la bien nommée. C’est dans une gadoue lourde que les gars se déchainent sur des groupes ultra remontés. Assister aux concerts sous les tentes est un véritable challenge : Altar et Temple ne sont que désolation, et des performances comme Napalm Death ou Behemot deviennent chaos. Ca ne dissuade en rien les milliers de furieux qui se croient à un revival de Woodstock.



Dernier jour. Démarrage zen qui n’est qu’un leurre. Des accents hardcore à souhait prennent vite le relai : Black Label, Hatebreed, Walls Of Jericho, Biohazard!
Les fans du genre ne peuvent que se délecter de cette prog. Et ce n’est certainement pas la pluie torrentielle ni le set moisi et raccourci d’Ozzy qui terniront la volonté de terminer cette édition du festival de l’enfer en mosh pit.



Morale : la taille de la scène ne garantit pas le plaisir.





SONISPHERE 2011

Par Tiziana 
 
Une grande première : le Festival Sonisphère s’est tenu en France (Amnéville, 8-9 juillet 2011) ! La recette est simple : deux jours de métal et le Big 4 en dessert, tout ça sur un terrain en pente raide avec deux scènes judicieusement placées tout en haut. C’est qu’il faut venir le chercher ce festival…


C’est à Rise to Remain qu’on a confié la tâche d’ouvrir les festivités et, malgré leur entraînement avec les premières parties d’Iron Maiden, la sauce a un peu de mal à prendre. Les suédois d’Evergrey et les très attendus frenchies de Bukowski et Gojira ont eux aussi eu quelques difficultés, mais c’est en grande partie dû à un problème majeur de sono qui sera récurrent. Chez les plus grands aussi la qualité n’était pas d’office au rendez-vous, notamment pour Dream Theater (et son actualité drumistique plus que bouillante avec le départ de Mike Portnoy) qui n’arrive pas à enflammer le public, ou Diamond Head qui n’apportera rien de mieux qu’une prestation sans encombre.
Autre catégorie à la représentation honnête mais sans déchaînement de foules : le métal symphonique. Deux spécimens nous ont été servis : Symfonia, véritable melting pot européen mené par un ex-Angra, un ex-Stratovarius et un ex-Helloween, et Tarja, elle aussi une ex puisqu’elle était l’ancienne chanteuse lyrique de Nightwish. Pour les premiers, des intros originales rapidement suivies de vocalises aigües et de tremolos, ce qui peut créer un clash avec les amateurs de Death. Et pour la deuxième, malgré toute la bonne volonté du monde pour faire entendre quelques mesures de finesse dans un festival de brutes, elle a été programmée 1H avant le set de Metallica, je vous laisse donc imaginer le résultat….
Et puis arrive le lourd, à commencer par les petits qui montent de Bring Me The Horizon. Ils ont décidé que ça allait être eux qui ouvriraient réellement le festival en mettant le public en total bouillonnement. Un combat façon mosh dans le public, un autre entre les cordes vocales du chanteur. C’est visiblement tout ce que demandaient les plus impatients d’entre nous pour commencer à transpirer. Et puis arrive Slipknot. De purs chefs-d’œuvre en guise de masques, des costards de taulards américains, une batterie montée sur vérin hydraulique et n°1 - Joey Jordison finira la tête en bas. Les boules de feu semblaient superflues pour enflammer un public aussi déjanté que ces neuf fous furieux. Oui, neuf. L’uniforme de n°2 - Paul Gray, le bassiste disparu, a été installé au centre de la scène pour ne plus en être déplacé. Ultime hommage, un « S » enflammé au milieu de huit autres en fond de scène.



Place à la fierté nationale: Mass Hysteria. Les balances prenant du retard, Mouss, le chanteur, nous adresse la parole : « y’a du monde qui attend ou quoi ?!! » Réponse : circle pit, braveheart, bains de foule et la photo de groupe devant le public. D’autres ont également été très démonstratifs, comme Volbeat, spécialiste du mélange de vocalises presleyiennes et de riffs métalleux, qui se permet une blagounette à propos d’un certain Big 5 dont ils seraient le n° 5… ou Slayer qui, du haut de sa déferlante extrême qui submerge les 172 premiers rangs, essaie de délivrer un message d’amour : « do you feel free ? I dedicate this song to the world. » Airbourne a opté pour la valeur sûre du grimpage de poutres métalliques, avec Joel O’Keeffe en personne et sa guitare sur le dos, alors que chez Mastodon, c’est barbiches et cheveux au vent avec de la grosse glotte et des guitares rapides et techniques que les quatre pachydermes nous en mettent plein la tronche. Que dire de Metallica ? Intro mythique qui a collé des frissons à tout le monde, démonstrations de doigtés virtuoses et Hetfield qui nous demande d’exhausser ses plus profonds fantasmes : « scream for me Sonisphere ! ».



Puis c’est le Big 4….. et là surprise, Megadeth et Slayer, déjà partis pour d’autres concerts ailleurs, seront remplacés par Diamond Head ! …. Déception générale, on se console avec Anthrax et sa reprise de Trust : Antisocial ! (prononcez : n’tisochol). 



En définitive, laissons à ce Sonisphère France le temps de grandir, de prendre des poils un peu partout ; et quand il sera devenu une Rock Star, 70.000 personnes pourront dire comme moi : « c’était un peu maladroit, mais c’était la première fois dans l’histoire du festival qu’on jouait à domicile, et j’y étais. »





HELLFEST 2011

Par Sébastien Kick Ass Prod
JOUR 1: Vendredi 17 Juin 2011
Pour commencer ce live-report du Hellfest 2011, passons sur la soirée de beuverie du jeudi soir sous la Metal Corner.

Venons-en directement aux choses sérieuses avec le groupe Svart Crown (groupe passé à la Secret Place en mars 2011 pour le Kick Ass Fest IV). 


Dès les premières notes et jusqu'aux dernières, le groupe se donne à fond, le public leur fait un super accueil. Ils repartent heureux, le travail est accompli.
Encore un groupe qui est passé par la Secret Place : Malevolent Creation ! Comme à leur habitude, ils lâchent tout sur scène pendant trente petites minutes.
Revenons un instant sur la Main Stage et le « chouchou » de ses dames : Dagoba ! Il faut bien avouer qu’ils envoient sur scène. Ils ont un très bon son et une très bonne communication avec le public. Je tire mon chapeau à Nelly, du groupe montpelliérain The Glorious Bruce, pour sa prestation avec les marseillais.



On découvre plus tard un groupe japonais : Maximum The Hormone. Et pour une découverte, quelle découverte ! Que dire alors que tout le groupe démarre une mise en scène et hurle un : Yattaaaa (peut-être "tout va bien" en japonais ?) !!!
Une des légendes du punk ne manque pas à l’appel : The Exploited ! Sans fioritures, sans compromis, sans répit.



Puis vient le tour d’une autre légende du rock : Iggy and the Stooges. Certains scandent qu’ils n’ont pas leur place au Hellfest, mais les organisateurs ne cessent de le répéter, le festival se veut éclectique. Et c’est tant mieux ! Iggy Pop est bluffant !
En 2010, tout le monde voulait Rob Zombie ; en 2011, les vœux sont exhaussés ! Monsieur-Films-d'Horreur-Excellents se sera fait attendre. Quel décor de scène ! Le son n’est pas très convaincant et la set-list est l’équivalent d’un best-of mais on se laisse bercer par les notes de John 5. Et quel bonheur de réentendre quelques morceaux du groupe White Zombie !
In Flames à la lourde tâche de conclure la première journée. Il fallait s'y attendre : décors et effets pyrotechniques sont au rendez-vous ! En ce qui concerne la set-list, on a encore à faire à un best-of. Le titre "Only For The Weak" reste un morceau indémodable et efficace.



JOUR 2: Samedi 18 Juin 2011

Après avoir passé la deuxième nuit dans un camping surexcité, retour sur le site du Hellfest.
C'est au groupe Headcharger de débuter les hostilités. Puis Crucified Barbara, Whisplash et Severe Torture nous mettent définitivement d’aplomb pour la journée.



Alors qu’Exhumed nous débouche les oreilles, la foule attend un des groupes à ne pas rater cette année: les "barjots" de Municipal Waste ! Sur l'intro "Training" du film Rocky IV, le public n'attend qu'une chose, c’est d’en découdre dans la fosse! Pour résumer : circle-pit à gogo, pogo de fou, et sévères bousculades en devant de scène.



Retour sur la Main Stage 1 avec Thin Lizzy qui à été, pour ma part, vite oublié par certains jeunes qui ne jurent que par Metallica. Quel bonheur d'entendre "Whiskey in the jar", "The Boys Are Back in Town" et "Jailbreak" !



Même si l’apéro est gâché par les violoncelles d’Apoliptica ; Destruction, Sodom et Kreator, « The Big 3 » du trash allemand le sauve in extremis. 



Alors que Kreator commence son set, un combo passé à la Secret Place en début d'année 2011 joue sous la Terrorizer Tent : les "hardcoreux maniacs" de Terror. C’est une tuerie totale ! 



De retour sur la Main Stage 1, place à l’une des têtes d'affiche du festival : Scorpions ! Une intro des plus longues et les voilà "papis" du métal. Ils commencent par un morceau de leur nouvel album inconnu au bataillon. Le solo de batterie dure trois plombes, et arrivent enfin les morceaux attendus : « Holidays », « Blackout », « Big City Nights », « Rock Like A Hurricane". On a même eu droit à la ballade "Still loving you" reprise en chœur par le public!
Pour essuyer la déception, la soirée se finit avec une légende du thrash : Coroner. Et pas besoin d'attendre cent ans pour entendre les classiques. Le groupe nous envoie en pleine tronche leurs meilleurs morceaux pendant la petite heure consacrée à leur cause !



JOUR 3: Samedi 19 Juin 2011
C’est déjà le dernier jour du festival ! On ne voit pas le temps passer quand tout se déroule à merveille.



Turisas, un groupe pagan/folk finlandais, débute son concert vêtu d'armures celtiques et peint de couleur rouge sur le visage. Ridicule, astucieux, les deux à la fois ? Ridicule. On a déjà trop vu de groupes dans ce registre-là. Mais astucieux de leur part de suivre la "mode" (du moment).



Passons le show des progressifs Pain of Salvation pour supporter une fois de plus Cavalera Conspiracy. Le groupe est un habitué des lieux. Heureusement que Max a des musiciens excellents à ses côtés, car il est de plus en plus fatigué, pâteux et ramolli sur scène. Même les morceaux "Refuse/Resist", "Roots Bloody Roots" sont une farce !



La place est laissée à un groupe qui a décidé d'arrêter les frais l'année prochaine. Celui-ci n'est autre que Judas Priest. Ils jouent tous leurs classiques. "You've Got Another Thing Coming" confirme que Judas Priest est et sera toujours le "Metal God" du Heavy-Metal !!! Même si la performance du chanteur est un peu juste mais à son âge, on peut comprendre.
La dernière tête d'affiche du Hellfest 2011, Ozzy Osbourne, est un mythe, une légende, un dieu vivant ! Qu'il chante faux, qu'il ne courre plus dans tous les sens, qu'il ne saute plus en l'air, cela laisse bien indifférent lorsqu’il chante des classiques tels « Mr Crowley »,  « Shot In The Dark » et les légendaires « War Pig », « Paranoid », « Black Sabbath ». On peut maintenant tous mourir tranquilles.



Et dire qu’Opeth et Cradle Of Filth doivent jouer après eux… C’est interminable !
Les portes se ferment, l'édition 2011 a été une réussite totale. Quelques petites choses sont tout de même à revoir : le prix et la qualité des repas ou encore la propreté des toilettes toujours aussi sales (l'impression qu'un éléphant ayant la gastro soit passé avant vous). Par contre, le choix des groupes, l'ambiance et les rencontres ont été tellement parfaites que l'on en redemande toujours plus ! Le Hellfest 2011 est fini, vivement le Hellfest 2012 !




[27/02] Watain + Shining + Aosoth @ Secret Place 
Par Sébastien Kick Ass Prod



Je dois vous avouer que de voir Watain à la secret place, j'avais envie de me faire un tee shirt "I WAS HERE!", car c'est un jour à marquer d'une pierre blanche! Une petite pointe d'humour ne fait de mal à personne. Par contre, la suite ne sera pas du tout sous le signe de la blague!



Arrivé à 19h30 pour profiter comme à l'accoutumée du Happy Hour à la Secret Place, je m'aperçois qu'il y a déjà pas mal de monde car côté parking, presque plus de place de dispo. Au vu des plaques, les gens sont venus de tous les départements limitrophes ! Certains même des alpes, de Lyon et j'en passe!

Cela s'annonce tout simplement magnifique! Me pointant à l'entrée pour dire bonsoir aux organisateurs du concert (TAF pour ne pas les nommer) et à plein d'amis venus nombreux. J'ai hâte que la soirée commence! Passons encore sur les quelques bières que j'ai bus, cela n'a guère d'importance vu que si vous lisez ces lignes, c'est pour avoir ma vision du concert.



Début des hostilités à 20h30 pétante, avec le groupe Aosoth, comptant dans ses rangs MkM et BST! Pour ceux qui ne les connaitraient pas encore, ils ont officié dans des groupes comme Antaeus, Balrog, Temple of Baal, Garwall, ect... Vous l'aurez compris, ce sont des valeurs sûres de la scène black metal francaise! Choix plus que judicieux de la part du tourneur et organisateur de les avoir placés en première partie. 



En rentrant dans la salle, déjà beaucoup de metalheads se trouvent devant la scène, devant les barrières. Barrières nécessaires car, comme vous le savez, la scène de la Secret Place n'est pas très haute et cela évite ainsi des risques pour les fans, et sécurisent le matériel et bien sûr les groupes!



Décors de scène recouverts d'une fine bâche blanche (cela s'annonce sanglant), back drop en fond et fumée blache à gogo. Voilà Aosoth qui attaque son set!

Le groupe commence à toute vitesse! Je sens à peine après quelques morceaux une odeur de souffre m'envahir! Je suis déjà possédé par la musique, les titres sont très bien excecutés. C'est du lourd tout en restant puissant, un son vraiment très correct pour le style. Le chanteur a une très grosse présence!!

Le reste des musiciens semble aussi être réellement en transe sur scène. C'est vraiment un pur plaisir pour les yeux et les oreilles. Le public semble les soutenir et le leur rend bien. La France a de très bons groupes! Il Faut vraiment que les gens sachent que dans l'hexagone, on a un très gros potentiel pour ce genre là! En quelques mots, très bonne prestation, son correct... que demander de plus?



Après être allé faire un tour au merch' des groupes et tenter (surtout de me faire comprendre^^) de parler anglais avec le gars qui s'en occupait, je retourne dans la fosse car si il y a bien un groupe que je n'avais surtout pas envie de rater et que je n'avais jamais vu, c'est bien-sûr Shining!



Dès le début de leur show, je me suis senti porté par la formidable voie du chanteur Niklas. Côté son, c'est exactement ce à quoi je m'attendais! Ca reste du black mais pour ceux qui ne connaissent pas, leur musique est aussi lente que pesante et très entrainante! Ils enchainent leur set en piochant dans toute leur discographie. Cela n’est pas pour me déplaire, je vous l'avoue. Après, pour ce qui est de la réputation du chanteur, mauvaise langue que je suis (encore!)

Je pensais qu'à un moment ou un autre, celui-ci allait faire un "caprice"... Et bien, je me suis trompé. Lourdement trompé! C'est à dire, pas de mauvaises blagues, pas de bouteilles cassées sur scène, ne pas mettre les loges à sac, ect... Pour en  avoir discuté avec l'orga, ils m'ont rapporté que tout s'est bien passé, même lors du soundcheck, contact assez facile. Mais tout en restant dans leur coin sans broncher. Pour en finir avec shining seulement deux mots me viennent à l'esprit : Grosse claque!



Passons sur l'attente des préparatifs des décors de Watain. Comment vais-je pouvoir vous décrire la suite... La guerre! Oui, la guerre, car dès le début du show je peux vous garantir que le groupe a envie d'en découdre avec ses fans et ceux-ci le leurs rendent bien! Les titres s'enchainent dans une frénésie, morceaux tirés tant du dernier album que des premiers opus de Watain. J'arrive à me faufiler sur le coté de la scène pour prendre quelques photos et je peux vous dire que là, je me suis senti partir dans une folie et que même un petit tour dans la pogo ne me calmera pas! Les fans sont en extase! Des cris envahissent la salle entre les morceaux! Une forte odeur de pieds envahie mes narines : le sang balancé par le groupe y sera pour beaucoup, odeur nauséabonde propre au côté malsain du groupe. De toute façon, on s'en fout, tant que la musique l'emporte et nous prend aux tripes. Le groupe ne nous laisse aucun répit!

Show vraiment très professionnel. Nous sommes quand même en présence d'une des grosses pointures du black metal actuel!  L'apothéose viendra ce soir lorsque les tridents situés en recul sur scène s'enflammeront, en plus des gimmicks. Pour moi, c'est ҪA le côté rock n'roll du black metal! Et ce n'est sûrement pas avec des claviers et/ou des voies féminines!!! Et non, je ne vous ne donnerai aucun nom, rires! Par la suite, un peu fatigué, je me suis mis du coté de l'ingé son, qui me prêta généreusement un peu de place afin de faire mes dernières photos et pour profiter de la vue sur ce spectacle. A cet instant-là, j'ai pu me rendre compte que le concert de ce soir était sold-out!



Pour conclure ce live report, comme d'habitude, voici mon coup de coeur et de gueule. Pour le premier, cela fait réellement plaisir de voir autant de monde à Montpellier (St Jean de Védas même!) pour un concert de ce type-là, ainsi que les groupes excellents sur scène et qui nous en ont donné pour notre argent!

Pour mon coup de gueule, et là, je vais en décevoir quelques uns! S'il vous plait, arrêtez de râler en restant dehors pendant le show des groupes, à vous dire que l'on y voit rien car la scène est trop petite, etc... Si tu veux voir, tu n'as qu'à avancer dans la salle et tu y verras! On a la chance d'avoir une asso qui fait venir de tels groupes, alors... profitons-en et surtout, profitez-en!

Si pour une date comme celle-ci, tu préfères aller dans une autre ville et payer en plus de ton billet, l'essence, la bouffe, les frais d'autoroute etc...,c’est ton problème. Mais là, mec, c'est à coté de chez toi!! Des personnes seraient prêtes "à tuer" pour assister à des concerts dans leur ville! Alors, arrêtez de vous plaindre.





Les Déferlantes d’Argeles sur mer 2010 

par Christian Faure

En ce 10 Juillet, bouchons obligent, je loupais la prestation des Jack on fire qui ouvraient le bal. Selon les dires des oreilles avisées présentes, ils firent feu de tout bois travestis dans la plus pure tradition New York Dolls !



C’est donc sur la grande scène, sous un soleil de plomb, que débutait pour moi le festival après une récolte de « deferloos » (monnaie locale) gagnée de haute lutte. Les BB Brunes fort de leur following ado égrenaient les comptines de leurs deux albums. Même si leur musique n’est pas vraiment ma tasse de thé, force est de constater que le groupe fonctionne sur scène avec des guitares acérées, une belle cohésion et une voix bien mise en valeur. A force de jouer aux quatre coins de l’hexagone, les 4 « dandys » maîtrisent la scène sans en rajouter et on se félicite que nos progénitures nous amènent à leur concert plutôt qu’à ceux de Tokyo hôtel ou Lorie.



Les choses sérieuses commençaient sur la petite scène avec les locaux de l’étape. Le duo catalan Electric Octopus Orchestra réchauffait un peu plus l’atmosphère en nous assénant un show « garage blues » impeccable dans la tradition Jon Spencer/Doo Rag, à coups de voix mégaphones, guitares slidées et batterie syncopée. Ils se taillaient un beau succès d’estime après une rafale de rappels mérités !



Retour sur la grande scène avec la reine Patti Smith qui servie par un son impeccable et un backing band de luxe (Mister Lenny « nuggets » Kaye aux guitares) démarrait tout en douceur et en voix(de plus en plus belle et expressive) ressuscitant un temps le hippy dream avant que l’invocation des fantômes de Fred « sonic » Smith, Sid Vicious , les Ramones ou Kurt Cobain ne la transforme en grande prêtresse punk pour une fin de concert survitaminée et habitée où l’enchainement Gloria/R’n’r nigger balançait aux festivaliers leur première vraie grande claque de la soirée !



Après ce séisme, les très tendance Gush  eurent toutes les peines du monde à captiver l’assistance avec leur pop gentillette aux harmonies éculées.  C’est en duo avec Izia sur une reprise du très daubé « I can’t dance » de Genesis (au secours !) qu’ils arrivaient à tirer les festivaliers de leur torpeur. Mais il est vrai que le public avait déjà la tête ailleurs…



Raw power !!! Iggy et ses Stooges envahissaient la grande scène pour un show animal où le son approximatif et ultra fort n’arrivait même pas à gâcher un temps soit peu la grande messe Stoogienne avec un flot effréné de violence, stridences et contusions. Pour succéder au défunt Ron Asheton, James Williamson se collait aux guitares tronçonneuses, faisant  son come back trente ans après avoir quitté la « funhouse ». C’est un iguane des grands soirs qui menait de main de maître cette entreprise de destruction massive où les classiques s’enchaînaient comme autant de banderilles. Visiblement pas prêts pour la maison de retraite, les Stooges tétanisaient les kids, arrachaient des larmes aux quinquas et repoussaient encore un peu plus la mort prochaine du rock’n’roll !



Lourde tâche pour Eiffel qui investissait la petite scène après la déferlante Stooges. Leur copié collé racoleur Noir Désir/Gérard de Palmas nous ramena aux buvettes pour un lâcher de « deferloos » en attendant le dernier concert de la soirée.



C’est à  la jeune Izia (fifille à Higelin), nouvelle icône hexagonale, qu’incombait la lourde tâche de  clôturer la soirée. Malgré une voix « joplinesque » et une belle énergie, la belle n’arrivait pas à convaincre,  trahie par un groupe compétent mais sans charisme, un manque criant de compos pallié par d’incessantes interventions parlées de la lolita dans un style « bobo racaille potache » difficilement supportable. Un set haché à oublier ! Mais promis, je reviendrais la voir en déambulateur quant elle aura l’âge de Patti ou Iggy.



[01/07/2010] Holidays In The Sun @ SECRET PLACE 
par Boris Moireau

En cette journée du 01er Juillet très, très chaude, la TAF nous propose un des plus gros concerts metal jamais organisé dans la région, dans un cadre somptueux et plutôt atypique : le Théâtre de la Mer à Sète ! L’été commence fort avec une affiche de qualité : EYELESS, WALLS OF JERICHO, NAPALM DEATH et SEPULTURA.


Accueil en fanfare avec les BORN TO BRASS, fanfare metal qui nous fera patienter avant l’ouverture des portes, en nous jouant des « classiques » : Pantera, RATM, Korn… ; et qui sévira entre chaque changement de plateau dans l’enceinte du fort.

Voilà que notre hôtesse d’un soir arrive sur scène : Juliette Dragon vient présenter le premier groupe à la façon des matchs de boxe, mission qu’elle accomplira à la perfection pour chaque groupe tout au long de la soirée.

C’est à EYELESS, groupe prometteur de Metal Core d’origine montpelliéraine, qu’est accordé l’honneur d’ouvrir les festivités, à l’heure dite. Ils ont joué quelques morceaux tirés de « The Diary », leur dernier album, ainsi que des classiques de leurs précédentes réalisations. Set très court, 30 minutes, mais le public (jeune public) présent adhère, le groupe est ravi d’être là! De plus, un son excellent en façade!

Vient le tour des WALLS OF JERICHO de prendre possession de la scène. Nous étions impatients de les revoir, après les avoir vu au Hell Fest, dans de meilleures conditions. Dès les premières notes, le ton est donné : l’énergie déployée par le groupe et la fougue de Candace entraînent tout le public dans les premiers pits de la soirée, qui dureront pendant tout leur show. Le groupe est enchanté d’être là, ça se voit et ça s’entend ! Point d’orgue de leur set, le morceau « The American Dream ».

Changement de style avec l’arrivée des précurseurs du Grindcore, les anglais de NAPALM DEATH. Rien à dire : un Barney très loquace entre chaque titre (discours sur la différence, l’homosexualité, l’église…) stage diving sans interruption, le groupe a joué les meilleurs morceaux de sa discographie (suffer the Children, Scum, The Kill…), sans oublier la reprise des Dead Kennedy’s « Nazy Punks Fuck Off ». Petit point noir de leur prestation : un son un peu trop brouillon.

A la nuit tombée, les brésiliens de SEPULTURA envahissent les lieux, dans un amphithéâtre qui est « sold-out ». Ils nous offrent un florilège de vieux titres comme « Troops of Doom », « Dead Embryonic Cells », entremêlés de titres plus récents comme « Sepulnation ». SEPULTURA n’est pas mort, Derrick Green et Jean Dolabella nous feraient presque oublier les frères Cavalera… presque !

La magie des lieux a opéré, d’autant plus la nuit avec les jeux de lumières, la mer derrière la scène…Quatre groupes qui ont tout donné ce soir, devant un public totalement acquit à leurs causes, dans un cadre terrible !

Pour conclure, un grand merci à l’asso TAF d’avoir organisé un tel évènement. En espérant la deuxième édition pour l’année prochaine !



[21/06/2016] RADIO BIRDMAN + LITTLE GREEN FAIRY 

par Ged

Vite, sauter dans le bus à la dernière minute,


descendre en catastrophe à la Mosson, trépigner comme un gland dans un désert total jusqu'à l'arrivée de l'Allemagne à quatre roues, aux mains d'un Riton toujours dans les bons coups, faut juste champignonner sur l'appui pour se pointer à l'heure à la TAF pour cause de match (de rien à) foot. 6 + 6 + 6 heures et des bananes, on est prêts pour... Un soda et un apéritif sonique sétois du meilleur aloi. 

Car LITTLE GREEN FAIRY est responsable d'un garage rock punky et psyché à la trame souvent mélodique, ponctué de solos très spéciaux du guitariste-chanteur Rauky qui n'a pourtant qu'un bras pour violenter les cases.On vous garantit pourtant un effet bœuf, d'autant que l'homme est doté d'une voix profonde et habitée rappelant parfois celle d'un hybride de Lou Reed et de Joey Ramone (chouette reprise de I believe in miracles au passage). On va être obligé de se pencher sur les disques d'un groupe qu'on avait repéré que de nom.

RADIO BIRDMAN à Montpellier, c'est un peu revenir à la reprise I believe in miracles, les légendaires rockeurs australiens dans notre club de prédilection, c'est un peu fou quand on y pense, et la populace présente et motivée prouve la rareté d'un tel événement. Le groupe manifeste son peu d'intérêt pour le jeu à baballe en livrant un set terribeul, célébrant le rock' n' roll à son habitude: sans concessions, à fort volume, dans la bonne humeur et une chaleur infernale, les classiques déferlent  et les descendants directs des STOOGES et MC5 peuvent être fiers d'être aussi efficaces à leu âge semi-canonique. Et comme c'est une soirée exceptionnelle, voici venir discrétos Tony Truand affublé, comme Tata Yoyo, d'un grand chapeau (d'une classe internationale) mais aussi Keith Streng, le gratteurx chanteur des FLESTONES (tiens, agad' THE FLESTONES [Usa] + THE SICK ROSE [Ita] + MIKE HEY NO MORE [Fra] à Saint-Jean-de-Védas, Secret Place le 30/04/16) qui finit par aller faire les chœurs sur scène pour un quasi-final mortellissime. La dernière note résonne encore que nous fuyons lâchement les "coups de pieds arrêtés" et les "lucarnes" vers de nouvelles aventures avec une belle bande originale dans la tête. Et on ne parle pas forcément d'acouphènes !

Spéciale Ged-y-casse à la clique habituelle et big up aux grands types de BODERLINE qui ont encore collé du boulot à Nawakulture, et surtout un sourire à son rédacteur, rock'n' putain de roll!